Isaïe, LU
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rignominie de son supplice, comme Tobjet des prophéties 'j dirigeant lui-inême dans ce but les événements auxquels il paraissait succomber, et taillant en quelque sorte son destin au patron des prophéties ? Ces prophéties ne devant trouver leur final accomplissement que par son sacrifice, c*est-à-dire par ce qui devait humainement parlant l'anéantir, c'était s'en montrer au plus haut point le maître, que de prophétiser du fond de cet anéantissement son triomphe, et de rejeter, comme dit très-bien M. Renan, les grandes preuves après sa mort^. Or, c'est ce que Jésus fait constamment dans l'Évangile : et si nousnesonunespas frappés de ces prophéties de Jésu s comme des anciennes prophéties,et de celles des saints personnages évangéliques dont nous avons parlé, cela tient à des caractères plus éminents: le calme et la simplicité divine avec lesquels il annonce les plus grandes merveilles, et la grandeur de l'accomplissement dans lequel elles ont comme disparu.
— Suivez-moi, dit-il à Simon et à André qui jetaient leurs filets dans la mer, et je vous ferai pêcheurs d'hommes^.
— Laissez-la, dit-ilà ceux qui rudoyaientlaPécheresse pour avoir épanché des parfums sur ses pieds. Je vous le dis en vérité, partout où sera prêché cet Évangile, et IL LE SERA DANS LE MONDE ENTIER, on publiera à la
i. Vie de Jésus, p. 291.