‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 59 sur 188 · Ftè de Jésws, p · texte numérisé non relu

Ftè de Jésws, p

142 JÉSCS-GHRIST.

« OU plutôt à partir de Jean, la loi n existait plus... Il tt usait à ce sujet de comparaisons énergiques: a On ne tt raccommode pas, disait-il, du ideux a\ec du neuf. On (( ne met pas le Vm nouveau dans de vieilles outres. » « Voilà dans la pratique, son acte de maître et de créaa teur... U appelle tous les homipes à un culte fondé c( sur leur seule qualité d'enfants de Dieu, Il proclame c( les droits de Thomme, non les droits du Juif; la « 7eligion de l'homme, non la religion du Juif ; la déa livrance de l'homme, non la délivrance du Juif. Ah ! t< que nous sommes loin d^un Judas Gaulonite, d'un « Mathias Margaloth (faux messies) préchant la révoc< lution au nom de la loi! I^a religion de l'humanité, « établie non sur le sang, mais sur le cœur, est fondée. « Moïse est dépassé ; le temple n'a plus de raison d'être ce et est irrévocablement condamné '. »

Yoilà comment M. Renan avoue le grand caractère messianique de Jésus : caractère qui est à la dimension des prophéties, et qui complète la démonstration qui en ressort.

Mais ce qu'il n'avoue pas si bien, assez cependant pour que nous puissions en tirer avantage, ce sont les prophéties de Jésus lui-même.

i. Vie de Jèms, p. 221 , 222, 223.

Le grand signe que Jésus-^ Christ était Tobjet des prophéties, ce sont celles qu'il a faites sur lui-même, prouvant par leur accomplissement, que l'accomplissement en lui des anciennes prophéties était divin et véritable. Il faisait voir par là, en lui, le même esprit par lequel il s'était annoncé dans ses prophètes, de manière à justifier, si j'ose ainsi dire, de son identité, et à pouvoir dire, selon qu'il l'avait encore prédit : a. Moi qui parlais c< autrefois, me voici présent K »

A cette fin tout a été prophétie dans J^sds.-Christ.

C'en était une déjà de se voir lui-même et de s'annoncer, dans l'obscurité de son avènement, par l'inspiration prophétique qu'il fit éclater autour de son berceau par la bouche de l'Ange, d'Elisabeth, de Jean- Baptiste , de Zacharie, de Siméon et de sa divine Mère. Quel chœur admirable que celui que tous ces saints personnages font entendre à l'arrivée de Jésus! Quelles prophéties que les paroles de TAnge et d'Elisabeth ; que le tressaillement précurseur de Jean-Baptiste ! quels cantiques que le Benedictus, que le Nunc dimittis, que le Magnificat! et qu'il faut avoir peu le sens du vrai, du beau et du saint, pour ne pas être ravi par l'accent, et convaincu par le prodige de ces éblouissantes prophéties ! Que dire maintenant des prophéties de Jésus luimême, s'annonçant de point en point, jusque dans

Page 1