Jean, ch. xxi
LES iVÀNGILES. 169
a problèmes singuliers. Sans nous prononcer sur la (( question matérielle de savoir quelle main a tracé le (( quatrième évangile, et tout en inclinant à croire que « les discours au moins ne sont pas du fils de Zébédée, a BOUS admettons donc que c'est bien là l'évangile « selon Jean, dans le même sens que le premier et le « deuxième évangile sont bien les évangiles c< selon Mata thieu » et ce selon Marc'. »
Quelles tergiversations misérables, et comme tous ces ricochets ajoutent à la force de Faveu!
Du reste, malgré la grande valeur de crédibilité que M. Renan attache aux trois premiers Évangiles, qu'il appelle synoptiques, il n'hésite pas, en ce qui touche la narration^ à mettre encore TÉvangile de saint Jean audessus.
ce J'ajoute, dit-il, que, dans mon opinion, cette école c( de Jean (dont le quatrième Évangile a été le berceau) « savait mieux les circonstances extérieures de la vie du tt fondateur, que le groupe dont les souvenirs ont con- « stitué les évangiles synoptiques. Elle avait, notami< ment sur les séjours de Jésus à Jérusalem, des douce nées que les autres ne possédaient pas^. Toute tt personne qui se mettra à écrire la vie de Jésus sans tt théorie arrêtée sur la valeur relative des évangiles, se tt laissant uniquement guider par le sentiment du sujet,
i. Vie de Jésus, introduction, p. xxxvi.