‹ La dixième escouade; scène de la vie du frontChapitre 12 sur 15 · PREMIER BRANCARDIER · texte numérisé non relu

PREMIER BRANCARDIER

Le camarade n'a pas voulu se laisser enlever au poste de secours avant de serrer la main aux copains de l'escouade.

TIRLAN.

Tu es donc blessé, mon brave Josselin?

Tous l'entourent.

JOSSELIN

Oh! oui, et pas pour un peu, j'ai les poumons perforés.

MANOIS, cherchant à le consoler.

T'en fais pas vieux frère, on les aura!

TIRLAN.

On te vengera.

LE CAPORAL

Mais comment as-tu été blessé?

JOSSELIN

Je ne saurais pas l'expliquer, les avions avaient

signalé un mouvement tournant, il fallait porter un pli à la 12° Compagnie pour la prévenir et la sauver, j'y suis allé, j'ai réussi mais en revenant j'ai été touché.

LE DRU

A-t-on pu te faire un pausement?

Oui, les deux camarades m'ont arrangé pour le mieux.

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