‹ La Doctrine De La GraceChapitre 2 sur 53 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Je me propose, dans le présent volume, d'exposer la doctrine port-royaliste de la Grâce, telle que l’a comprise et défendue le grand Arnauld.

J’ai dit, dans l’{ntroduction générale qui précède le tome I de cet ouvrage, pourquoi Arnauld me paraît, — de préférence à Jansénius, par exemple, ou à Barcos, ou à tout autre, — le représentant le plus autorisé et le plus complet de la pensée dont a vécu Port-Royal durant près d’un siècle, et qu’on persiste à appeler, en dépit de Port-Royal, janséniste.

Rappelons brièvement les époques de cette pensée.

Sans remonter aux origines lointaines, nous trouvons le germe, — voire un peu mieux que le germe, — de la Doctrine de Port-Royal, chez l'abbé de Saint-Cyran.

Nous voyons Arnauld, instruit ou plutôt orienté par Saint-Cyran, puiser dans la lecture de saint Augustin, plusieurs années (1635-1639) avant la publication et même avant l'achèvement de l'Augustinus, la plupart des opinions, touchant la corruption originelle, la grâce efficace, la prédestination gratuite, la morale relâchée, l’administration des sacrements et la constitution de l'Eglise, pour lesquelles, avec les Solitaires . et les Religieuses, il luttera et soullrira toute sa vie. Nous le voyons en même temps, — cartésien de la première heure sinon avant la lettre, — tirer des principes de Descartes de nouveaux motifs de libérer la Théologie de la Philosophie, et par là de s'opposer à la scolastique, dont Saint-Cyran, et sa propre expérience, lui avaient déjà inspiré le dégoût.

Dès avant la mort de Saint-Cyran, la théologie d'Arnauld est arrêtée, non seulement quant à ses principales thèses, mais

surtout quant à sa méthode, laquelle se ramène à ceci: rendre la théologie simple, vivante, « édifiante », en la débarrassant des questions abstruses et inutiles où se perdent les écoles, en répudiant les distinctions et les subtilités qui ne servent qu’à prolonger les disputes, en renonçant enfin au raisonnement comme instrument de découverte, pour s’en tenir à l’autorité de la Tradition et des Saints Pères.

Mais, dans ses premières œuvres, Arnauld, — comme Jansénius, quoique non pas peut-être d’une façon aussi étroite, — a tendance, en ce qui concerne les matières de la Grâce, à n’étudier la Tradition que dans cet abrégé qu'en offre saint Augustin.

Après la mort de Saint-Cyran, la nécessité de défendre l’orthodoxie de Jansénius, puis la sienne propre, contre des attaques sans cesse renouvelées, — spécialement à l’occasion de la Bulle d’Innocent X, de la Censure de Sorbonne et de l'affaire du Formulaire, — l’oblige à montrer que la doctrine soutenue par lui et ses amis comme étant de saint Augustin, est aussi celle des autres Pères, et de tout ce qui, Conciles, Papes ou Docteurs, soit aux premiers siècles de l’ère chrétienne, soit aux siècles de la Scolastique ou au xvri° siècle même, fait autorité dans l'Eglise. Il se trouve ainsi engagé, sur les conseils, d’ailleurs, de Nicole, à étudier de près, et les grands docteurs du moyen âge, et nombre de théologiens modernes, depuis les thomistes jusqu’à certains molinistes modérés tels que Bellarmin, à qui il aime à se référer.

D'autre part, les longues controverses qu’il a engagées avec les calvinistes au plus fort des persécutions relatives au Formulaire, mais qu’il a poursuivies surtout après la Paix de l'Eglise, sur le double sujet du Dogme Eucharistique et de la Morale, ne pouvaient manquer de le rendre plus attentif encore à la continuité de la Tradition, et de lui faire sentir le besoin de considérer cette chaîne dans tout le détail de son développement, au lieu de s’en tenir aux plus anciens anneaux, si précieux fussent-ils.

Enfin, la dernière période de la vie d'Arnauld, — période dans laquelle, proscrit par Louis XIV, il est au contraire en faveur auprès des papes, des cardinaux romains et des plus illustres évêques d'Europe, — est dominée par ses discussions philosophico-théologiques avec Malebranche. Champion de

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l'orthodoxie contre un religieux qui prétend autoriser ses nouvelles pensées du nom de saint Augustin, Arnauld est naturellement amené à chercher des armes, en dehors de saint Augustin même, dans le docteur en qui toutes les Ecoles, depuis le Concile de Trente, reconnaissent le type irréprochable du philosophe et du théologien orthodoxes. Poussé par Duguet et Quesnel, il se tourne à nouveau vers saint Thomas, qu'il n’a du reste jamais négligé (contrairement à Jansénius), et sur qui il s’est même fréquemment appuyé au moment de la Censure de Sorbonne, mais dont il n’a pas encore fait une étude approfondie. Cette étude approfondie, il l'entreprend maintenant avec une application et un goût croissants. Il reconnaît en saint Thomas une pensée, très conforme quant au fond à celle de saint Augustin, mais plus précise, plus méthodique, et, semble-t-il, plus en harmonie avec son génie propre. C’est surtout par les principes de saint Thomas qu’Arnauld combattra Malebranche sur le sujet des Idées, de la Providence et de la Prédestination; c’est aussi par les principes de saint Thomas qu’il mettra en poudre le Philosophisme, qu’il défendra contre le Dr Steyaert les théories augustiniennes des péchés d’ignorance et des fausses vertus des infidèles; qu'il ruinera le système de Nicole sur la Grâce générale, comme celui de Huyghens et du P. Lami sur la vue des vérités en Dieu. Saint Thomas est devenu pour lui, — au grand scandale de certains de ses amis, — un maître presque comparable à saint Augustin, et qui, sans contredire jamais saint Augustin en rien d'’essentiel, souvent le complète ou l'éclaire. Il pourrait s'appeler à présent, et il s'appelle en effet, non plus, suivant le titre qu'il avait si longtemps revendiqué, disciple de saint Augustin, mais d’un nom que ne récuserait aucun théologien catholique, disciple de saint Augustin et de saint Thomas.

Ainsi s'est peu à peu enrichi, — au détriment de son originalité, dira quelqu'un, nous dirons plutôt : ainsi est arrivé peu à peu à manifester sa vraie nature, — ainsi est devénu, si j'ose user de ce terme, intégral, — après un certain nombre de crises dont les disputes avec Pascal, à propos de la signature du Formulaire, marquent la plus décisive, — ce traditionalisme qui fait l'âme de la doctrine d’Arnauld.

Sur cette base élargie, la doctrine même est restée immuable,

A la vérité, si l'on compare les derniers ouvrages d'Arnauld avec les Apologies pour Jansénius, par exemple, ou là Fréquente communion, on les jugera assez différents de forme et de ton. L'auteur use davantage des termes de l'Ecole; il n'hésite pas à corriger par toutes sortes d'explications et de restrictions ce que certaines métaphores empruntées aux Pères pourraient avoir d’excessif; à la force et à l’éloquence, il préfère une exactitude de langage qui ne laisse place à aucune fausse interprétation, Le même souci de rigueur le fait recourir, beaucoup plus souvent que par le passé, à l'ordre géométrique tel que l’a défini Descartes dans les Réponses aux deuxièmes objections, c'est-à-dire à l'emploi du syllogisme, non pas du tout pour trouver la vérité, mais, la vérité étant trouvée par ailleurs, pour en rendre l’exposition plus nette, et plus convaincante la réfutation de l'erreur. A quoi il faut ajouter que, sans avoir perdu de sa « véhémence » à l'endroit des auteurs qu'il réfute, il prend un soin nouveau de montrer qu’en dépit de l'opposition des conclusions, ils conviennent avec lui de beaucoup de principes; il invoqué, pour les condamner, les témoignages des plus considérables théologiens de leur propre compagnie ou de leur propre parti; en un mot, il s'ingénie à faire perdre à la théologie de Port-Royal cette figure de suspecte, ou tout au moins d'isolée entre les autres écoles catholiques, que les contéstations antérieures avaient pu paraître lui donner.

Mais quant au fond des choses, qu'y a-t-il de modifié? Rien du tout.

Sur uh seul point, une variation digne de remarque : Arnauld, dans l'explication de la liberté, a substitué vers 1685 à la définition de Jansénius celle de saint Thomas. Le changement eût pu être de conséquence, en ce qu’il ouvrait la voie à l’indéterminisme. Mais dans les bornes où se tient Arnauld, ne prenant de saint Thomas que ce qui ne contredit pas saint Augustin, sa seconde conception du libre arbitre ne trouble aucunement l'équilibre du système. Elle en rend seulement les principales thèses plus faciles à défendre. Ces thèses ellesmêmes, y compris celles qui touchent directement à la matière du libre arbitre, — l’assujettissement de la volonté déchue à la concupiscence et l’efficace invincible de la grâce, — sont demeurées identiques. À telles enseignes que souvent, dans les controverses de la fin de sa vie, Arnauld se contente de

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renvoyer aux livres, vieux d’un demi-siècle, où il estime avoir suffisamment élucidé les questions en cause. Et il est significaiif qu'un développement fort important sur la corruption de la nature, qui faisait en 1645 un chapitre de la deuxième Apologie pour Jansénius, se retrouve à peu près textuellement dans les Difficultés proposées à M. Steyaert, qui sont de 16g2, dans deux opuscules qui sont l’un de 1691, l’autre de 1693, et dans une /nstruction sur la grâce qui ne porte point de date.

C’est dire que pour qui veut embrasser la doctrine d’Arnauld dans son unité, il y a lieu de tenir compte à la fois de tous les textes.

Ces textes sont fort nombreux. Ils remplissent 42 tomes in 4° de l'admirable édition de Lausanne. Encore convient-il d’y joindre, outre les trois gros volumes de la Grande perpétuité de la Foi, outre une longue Dissertation sur la probabilité, insérée parmi les notes de Wendrock sur la V° Provinciale, et la V® Lettre sur l'Hérésie imaginaire, qui sont l’une et l'autre de la main d'Arnauld, divers écrits retrouvés au cours du xix° siècle (en particulier les Lettres à Leibniz) et quantité de lettres inédites qu'on peut consulter aux Manuscrits de la Bibliothèque nationale, de la Bibliothèque Mazarine, ou de la Bibliothèque de l’Arsenal.

Le malheur est que cette production si abondante est consacrée, à peu près exclusivement, à la polémique. Pas une fois, celui que Bossuet appelait « le grand réfutateur » n'a eu le loisir de ramasser ses idées sur la Grâce, sur la Morale et sur l'Eglise en un exposé d'ensemble correspondant au système qu'il avait assurément dans son esprit. Nous savons qu'il en a longtemps conçu le dessein. Et peut-être l’Znstruction sur la Grâce, — d'une clarté et d’une vigueur remarquables, en dépit de sa forme catéchétique, — y eût-elle répondu en quelque mesure. Mais cette Instruction, le seul d’entre les écrits d’Arnauld qui ne vise pas à attaquer ou à défendre quelqu'un, n’a pas été poussée au delà des tout premiers chapitres. Quant au reste, les diverses parties du système sont éparpillées dans une infinité d'œuvres de circonstance où il faut aller les rechercher pour reconstruire le tout.

La reconstruction n’est pas bien difficile. Les pièces, la plupart du temps, s'ajustent d'elles-mêmes. Parfois, cependant, il arrive qu'on hésite quant à la façon de les ajuster, soit que

les matériaux paraissent insuffisamment élaborés, soit que

. certains intermédiaires fassent défaut. Parmi cet amas d'ouvrages, où, comme on pense bien, les longueurs et les redites abondent, plusieurs points de la théorie du péché originel, par exemple, ou de la réprobation, ou de la contrition, sont mentionnés d’un mot ou passés sous silence; non qu'Arnauld ne les jugeñt pas importants, mais parce qu'ils ne se trouvaient pas en cause dans la controverse du moment. En pareil cas, le seul parti est évidemment d’interpoler, je veux dire, de combler les lacunes à l'aide d'indications empruntées à quelque autre théologien du « parti », Jansénius, ou Nicole, ou Pascal, ou Quesnel, là du moins où nous n'avons pas de motif spécial de penser que la manière de voir dudit théologien ait dû différer peu ou prou de celle de notre auteur.

Une telle méthode demande à n'être employée qu'avec prudence. Ce qui m'a encouragé à en user sans trop de scrupule, dans les occasions, assez rares, du reste, où je n'ai pas eu d'autre recours, c’est l'obscurité même dont s’enveloppent, pour les écrits émanant de Port-Royal ou des amis de Port- Royal, — écrits qui sont presque tous anonymes ou pseudonymes, — les questions d'authenticité.

Si l'on consulte les meilleurs catalogues du temps, ceux de Fouillou, de Desmares, de Leroi, de Lemaistre et Sainte- Marthe, ou les Mémoires les mieux informés, ceux de Hermant, de Fontaine, de du Fossé, sans parler d'ouvrages postérieurs, comme l'Histoire littéraire de Port-Royal, de Clémencet, ou la Bibliothèque Janséniste du P. Colonia, et bien d’autres, on trouvera qu'une foule d'ouvrages attribués ici à Arnauld sont attribués là à Le Maître, ou à Nicole, ou à Girard, ou à Lalane, ou à Pascal, et pice versa. C'est que, comme on a pu le voir dans notre tome I, ces ouvrages, pour la plupart, ont été faits en collaboration. La récente et monumentale édition des Œuvres de Pascal, par MM. Brunschvicg et Félix Gazier, a mis en évidence ce qu'avait été cette collaboration dans les Provinciales. Pascal n’est guère, comme les Jésuites ne se sont pas privés de le lui dire, qu’un Secrétaire, génial à la vérité : pour chaque lettre, l’idée directrice, le plan, les arguments, les citations, et souvent les éraits mêmes ou les métaphores, lui sont fournis par le Cénacle dont il défend la cause, que tout le monde, en dépit de ses précautions, devine

derrière lui, et qui, précisément en raison de cela, n'aurait garde de laisser passer dans des écrits si universellement répandus la plus petite phrase de nature à déformer et par suite à compromettre « la Vérité ». Or ce qui est vrai des Provinciales ne l’est pas moins des Factums pour les Curés de Rouen et de Paris, des Imaginaires, des Disquisitions de Paul Irénée, des Mémoires en faveur des Religieuses ou des Quatre Évèques, et généralement de tous Les écrits publiés par les Messieurs de Port-Royal ou par leurs amis, entre 1653 et 1669, soit pour l'éclaircissement du sens de Jansénius, et pour la défense d’Arnauld, soit contre les relâchements des casuistes et les abus de l'autorité ecclésiastique dans l'exaction de la signature : tous ces écrits, non seulement ont été soumis à la même révision du petit conseil théologique dont Arnauld est le chef, mais ils sont bâtis sur le même fonds commun de réflexions, de textes des Pères, d'exemples de l'Histoire ecclésiastique; tous présentent la même inspiration, le même mode d'argumentation, le même style, — et bien fins, je l'avoue, sont les critiques qui savent ici discerner la fouche de Pascal de celle d'Arnauld, de Nicole ou de Saci. On perdrait son temps à un travail sans résultat, et d’ailleurs sans intérêt pour notre objet, à vouloir doser dans chaque ouvrage la part de celui-ci ou de celui-là. Qui que ce soit qui ait tenu la plume, qui que ce soit qui ait suggéré telle idée ou telle tactique, l'ouvrage inspiré par le groupe, adopté par le groupe, doit être considéré comme traduisant la pensée du groupe.

On objectera peut-être que les théologiens de Port-Royal n'ont pas toujours été parfaitement d'accord, et qu'ils ont fait aussi des « écrits volants » les uns contre les autres. Ces dissentiments ne peuvent que nous confirmer dans notre façon de voir. Car si ces Messieurs sont à ce point attentifs à surveiller et à critiquer leurs productions respectives, si pour quelques « fautes », après tout légères, relevées dans un ouvrage de Barcos, Arnauld et Nicole sont si prompts à s'émouvoir, et, avec Pascal, agissent si énergiquement auprès de Singlin afin de supprimer l'ouvrage malencontreux, n'est-il pas clair que là où ils n’ont rien repris c’est qu'ils adhéraient sans réserves? Semblablement, quand nous verrons Arnauld, examinant, en vue de l'édition, une copie des Znstructions sur le Symbole, de Nicole, et y insérant un chapitre de sa main, noter et corriger

avec le plus grand soin les deux chapitres où Nicole avait commencé de découvrir son système propre de la Grâce générale, nous serons bien en droit d’en conclure que pour tout le reste du livre, il n'y a aucune divergence entre les deux auteurs.

Ce qui importe seulement, en cet ordre de questions, c’est de savoir « distinguer les Temps ».

La théologie du Port-Royal, à la prendre depuis la publication de l'Augustinus jusqu'à la fin du siècle, a été successivement représentée par trois groupes de penseurs qui, tous les trois, ont eu Arnauld pour centre. Et ces groupes, sans préjudice de l’unité de doctrine, se différencient nettement par l'esprit et les tendances, en même temps qu'à l'intérieur de chacun d'eux règne une cohésion fort étroite.

Le premier groupe comprend, avec Barcos, les disciples de Saint-Cyran et les théologiens de la même génération qui, l'ayant ou non connu, se sont ralliés à sa réforme, les Le Maître, les Lancelot, les Hermant, les Lalane, les Saint- Amour, les Bourgeois, les Bourzeis, les Sainte-Beuve. les Feydeau; jusqu'à la Bulle d'Innocent X (1653), tout ce qui part d'un de ces auteurs est en parfaite conformité avec la pensée d'Arnauld, etexpressément avoué par lui, que ce soit l’Apologie pour M. Arnauld, de Hermant, le Quid sid in Eccelesia S. Auguslini authorilas de Barcos, le Saint Augustin victorieux de Calvin et de Molina, de Bourzeis, ou le Catéchisime de la Grâce, de Feydeau.

Mais après la condamnation des V Propositions, le groupe, peu à peu, se désagrège. Les uns, eomme le D' de Sainte-Beuve, en arrivent à faire défection purement et simplement. Les autres, comme Barcos, tout en restant chauds délenseurs de Jansénius, et très vénérés à Port-Royal, se tiennent ou sont tenus un peu à l'écart de l'activité des controverses nouvelles. L'influence prépondérante passe à Nicole, devenu le second d'Arnauld, et qui, de concert avec Lalane, Girard et Saci, avec Pascal aussi, — sauf le désaccord que lon sait, — a part, peut-on dire, à tout ce que fait Arnauld jusqu’à la Paix de l'Eglise, mais aussi ne fait rien, non plus qu'eux, que sous le contrôle d'Arnauld et d'après sa direction.

L’interruption, due à Clément IX, des persécutions et des disputes amène le relâchement des liens qui avaient fait naître

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