‹ La Doctrine De La GraceChapitre 3 sur 53 · FPS ET VU NOIRE SE CT EEE ER · texte numérisé non relu

FPS ET VU NOIRE SE CT EEE ER

LA DOCTRINE DE LA GRACE >, a

et entretenu entre les théologiens de Port-Royal une si étroite coopération. Seule, — avec l'édition des Pensées, — la Grande Perpétuilé de la Foi(1669-1654), continuation d’une lutte contre les protestants commencée bien avant la Paix, associe une fois encore les eflorts de Nicole et d’Arnauld : de Nicole qui en a rédigé la plus grande partie; d'Arnauld, qui a guidé le travail de Nicole, qui a réuni une partie des matériaux, qui a d’ailleurs mis sa signature à l'œuvre achevée, et qui en a assumé hautement la responsabilité. A cette exception près, chacun dorénavant, sans rien renier de ses convictions antérieures, va penser et écrire pour son compte. Il faut attendre le retour des jours mauvais pour qu’autour d'Arnauld exilé se reforme, à plus ou moins grande distance, une manière de nouveau groupe. Du Vaucel, qui est à Rome, mais avec qui il est en correspondance presque quotidienne; plus près de lui, en Hollande, des amis tels que Neercassel, l’évêque de Castorie, dont l’Amor Pœnitens, a été concerté avec Arnauld et a deux écrits d’Arnauld pour appendices; à ses côtés enfin, Pont-Chateau, et surtout les deux oratoriens Quesnel et Duguet, qui, forcés de quitter leur Congrégation, vont retrouver Arnauld dans son exil, en 1685, et dont le premier, devenu définitivement son compagnon de retraite et d'études, ne cessera plus de vivre dans son intimité : c’est sous les yeux d’Arnauld, par ses conseils, avec son approbation, qu'ont été composés tous les livres de Quesnel entre 1685 et 1695, en particulier la Tradition de l'Eglise Romaine.

On peut juger, d’après ces indications, comment j'ai été amené à dresser la liste, — que l’on trouvera ci-après, et qui n’a nullement la prétention d'être exhaustive, — des ouvrages dont il est nécessaire de faire état pour connaître et pour comprendre ce que je nomme indifféremment doctrine de Port-Royal ou doctrine d'Arnauld.

Je crois qu’à les lire tous sans parti pris, on a chance de voir cette doctrine à peu près sous la forme que j'ai éssayé de lui restituer, en suivant, du mieux que j'ai pu, l'esprit et le langage de l’auteur.

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