‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 57 sur 106 · EL 1,7, IV, 3GI · texte numérisé non relu

EL 1,7, IV, 3GI

(5)i) 11.27. IV, 27'.); Comp. E/. 1,10, IV, ;5GG. Malherbe a cependant écrit lui-même ;

Au tourmeit que je souffre il n'ost rion do paroi]

iit ne saurois oviiv ni rai.son ni consoil

m C.1. 1, I, IV, 301 ; Coiup. JSc-i,. et Masc, M,H., IV, \s>,

n82 LA nOCTIUNK DE MALHERBE

(\ — Cas OÙ les vorbes ont le môme sujet :

La liaison de (leu>c propositions par riu\ iii(ii><^ olc, irenipi^clie pas d'exprimer le pronom :

Et les grands comme voiisscauront mille finesses Pour vous amadouer : car en tous leurs discours De constance et de foy vous parleront tousjo\H"s.

« J/.v oublié (1) ».

Au contraire quand deux propositions sont unies par et ou pourraient l'être, et que la deuxième ne <( commence pas un sens séparé, » on n'exprime qu'un pronom, cela est non seulement permis, mais ordonné ; faire autrement est « une faute lourde. » (2)

Ex. :

Puis, las de ce mestier, j'en choisis un nouveau, Et garni de filés ^e vay chasser sur l'eau.

« Je superflu (3) ».

Je jouis ici-bas de la gloire des cieux,

Et d'un homme mortelle suis esgal aux Dieux (4).

« C'est mal parler de vé^èiîiv jr: je jouis et je suis, il faut dire: /e jouis et suis. »

Malherbe, chose rare, observe lui-même à peu près sa propre règle, (o)

Une difficulté se présente pourtant encore.

Quand une des deux phrases est négative, le pronom se répète-t-il ou non? Oui, répond Malherbe, si la négative est la première. « [1 faut faire cette règle que quand la première clause est négative

(1) EL I, 9, lY, 364; comp. Div. Am. comp. 3, IV, 440.

(2) El. I, 11, IV, 367.

(3) Berg. et Maso. Disc, IV, 45Î.

(4) El. I, 7, IV, 36. Comp. une foule de passages. El. I, 4, IV, 356; II, Av. prem., IV, 388; Im. deiAr. Roi. fur., IV. 400 et 402; Mort de Rod., 1V,405;/6.,IV,407; Angél., IV, 417; Div. Ani. dial. 2, IV, 427; Cteon. 71, IV, 347; D. II, 3'2, IV, 28:.

(5) V. éd. Lai. V, Introd. gram. XXVI, 5°, avec les renvois. Voici un exemple qui n'est pas indiqué là et qui me paraît très curieux : « il met ce qu'il avoit... et en cet équipage s'en alla chercher les ennemis. » Les verbes sont en effet à des temps différents (T. Liv. t. T, 416),

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