‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 69 sur 106 · FA. \. 17, IV · texte numérisé non relu

FA. \. 17, IV

(5) EL II, 5. Comp. Cleon. 48. /Ms. de hx B. N.)

Di vr.unE 42i

On (nnivo encore dîins ('.•)ni('ille :

Allons, reines, allons, et laissons-les juger De quel côté l'amour avait su ^l'engager. (Ij

Dans la langue moderne certaines formes conditionnelles : murais, eût su, ont encore parf(Hs un sens très peu marqué.

Vouloir. Malherbe a soulifj^né avec raison :

De vous donc, je ne puis justement me coraplaindre, Mais du ciel inhumain et du malheureux sort, Qui jusqu'à un tel poinct m'ont bien voulu contraindre. (2)

Le \ovhe vouloir n'est ici qu'une simple cheville.

Je Irouvc en outre un trait sur le dernier hémistiche de ces vers :

L'amoureuse ardeur...

Reprend nouvelle vie et se veut redoubler (8).

L'expression a-t-elle semblé plate à Malherbe? c'est probable, on attendrait un verbe comme menace de se redoubler.

Mais peut-être a-t-il entendu blâmer l'emploi de vouloir dans le sens du futur lointain va se redoubler ?

Du verbe substitut V.wHE.

Faire ne peut pas remplacer tous les verbes. Ex. :

Etre sage en aimant, Dieu ne le saurait faire

« S'il avoit usé d'un verbe actif, il n'y auroit point de doute, comme aimer sans être aimé. Dieu ne le saurait faire, mais ici je ne sais si ce faire est bien. » (i).

(1) Don Sanchc, I, 3 fin.

(2) D. I, Comp. f°32 v.

(3) Cleon. 64.

(4) Div. Am., pour lel'' j. de lan, IV, -122.

122 LA UOCTKIM': Dli MALIIF.lUiE

Page 1