‹ La doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur DesportesChapitre 74 sur 106 · Z). 11,21, IV · texte numérisé non relu

Z). 11,21, IV

(6) Cleon. 53, IV, 3-11. LV-d. mod. porte : no s'est oncq amorf^e.

BRUNOT

i'.\ï nK DK .MALlIKItitL;

11 faut observer toutefois que le irllrclii indique en général uiie certaine intervention du sujet :

(Junlej s'es/ vue en ce palais indignement traînée.

(Kaciiie, Brit.A, 3)

Remarque. — Etre vu ne signifie pas paraître. « Le videor des Latins signifie quelquefois sembler, mais cela n'cstpas en françois. Toutefois on le peut prendre ici pour sa signification naturelle. » {\)

Verbes inlransitifs pour des pronominaux.

Reposer. « On ne dit point : je vois reposer, mais : Je me vois reposer ; et n'y a point de réplique. » (2) La réplique est dans une des phrases même de Malherbe: <> Noire esprit peut aussi peu descendre que reposer. » (3) On pourrait répondre que reposer marque ici un état, mais il n'en est pas de même dans ce vers de Corneille :

Portons-le reposer dans la chambre prochaine. (4)

Et la langue populaire parle souvent ainsi.

Seoir, que Malherbe a employé lui-même à l'infinitif, (5) ne lui plaît pas à l'indicatif présent: «Je n'aime point cette façon de parler : ii sied, tu siez ; il faut dire : tu te siez, il se sied, je me sié, •>•> (6)

On trouvait cependant au XYP siècle : « A Dieu ne plaise que je seije jamais en chaire. » (Am. Lyc.) Mais il semble que dès ce moment le pronominal ait été plus fréquent,

(1) Am. d'H. st. 2, IV, 313. Voici le vers :

J'aime trop mieux eslre veu téméraire

(2) Div. Am. à ma Damoiselle de Chasteauneuf, IV, 417. (3)11, 404.

(4) Thèod. V, 9. Comp. encore Maynard (III, 18'2) :

Le haut désir de tout S(;avoir Fait que jamais tu ne reposes.

(0) D. I, dial. 1, IV, 2G3.

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