II, 8S
(3) Voir ma Grain. hi$t. p. 450.
(ri) Div. Am. Contre une nuiet trop cl.. IV, 425.
424 LA DOcrniNE de MAi.HKnnr:
Des verbes impersonnels.
Prendre envie esl une lociilion impersonnelle. Il faut dire : il luf. prend envie de cela et non <.<. je prends envie do cela. » (\)
Il rst forme avec des noms un grand nombre de locutions iinpersonnell(!S : il est hosoin, il est force...
Avec la forme inlerrogative, on dira:
Est-il besoin ? Est-il force ?
Qu est-il besoin et qii est-il force ?
Quel besoin est-il ou y a-t-il ?
L'ancienne langue construisait souvent aussi avec de : qu est-il de besoin? Malherbe noie cette forme et lui préfère quel besoin est-il? (2)
C'est la faute prend après lui la préposition: de « c'est la faute d'amour ». Au contraire on dira : « la faute en est à l'amour. » (3)
// semble se trouve encore dans Desportes suivi de la proposition de :
Il semblait à le voir d\i7i fleuri renouveau.
Malherbe a rayé celte construction dans son exemplaire, (4) et cependant elle était calquée sur la construction de linfinitif après le verbe sembler. On trouve en effet très souvent des phrases comme celle-ci : Il leur sembloit (/^ voir tousjours ce visage, (o)
Du pronom arec les verbes impersonnels.
Les formes impersonnelles suivantes ne peuvent se passer d'un pronom. Impossible esl est mal pour il est impossible. (G) De même se trouve pour il se trouve, se peut pour se peut-il. (7)
.(1) E-pit. du lat. de M. de Pimpont, IV, 168. Comp. Am. d'H. 5, IV, 297. '{1)' El. 11,3, IV, .381.
(.3) Cleon. 9, IV, 330. Comp. une observation identique dans le sonnet de Ronsard en faveur de Cléonice, IV, 3")3.
(4) El. II, Avent. Is f- 211 \\
(5) Vaug. dans Haase ï;112, 1.
(6) El. I, 4, IV, 357.
(7) El. II, av. 1', IV, 380 ; D. II, 59, IV, 291.
t)I VKRHi: jo.'i
Voilà une rôglo qui semble en conliadiclion absolue avec le jnoprc usage lie Malherbe, qui écrit coiislamment/«;//, semble, y a, est i^om- il faut, il semble, il y a, il est. (1) Mais, si on y regarde (le près, on voit que cet archaïsme, si fréquent dans Ions les auteurs du XVI" siècle, se rencontre snrioul dans la prose de Malherbe et .prenversilnese pernid d'.dlips.T //.[uo dans certaines locutions telles que semble. (2)
Noire usage, qui a conservé suffit, tjuàcHa ne timne. tant y a, tant s en faut, et dans la langue populaire y a, faut, nous avertit (in'il faut distinguer avec soin ici les cas particuliers.
Mais en règle générale, dès l'époque de Malherbe, le pronom éîait devenu nécessaire. Maupas le met dans tous ses exemples. (3)
Inversement il faut éviter le pléonasme du démonstratif c<», et ne pas écrire comme Desportes :
Et mes jours plus hiisans Ce sont tristes horreurs ..
Malherbe ne condamne pas formellement cetour, mais il conseille de l'éviter : « Il pouvoit dii'e sont funestes /lorreurs. » (4)
Emploi de il et de ce. On ne doit pas dire c>.s7 tout ainsi de moi, mais // en est ainsi de ?noi. (3)
Emploi de il et de cela. L'emploi de il neutre, avec un sens démonstratif, sens qui s'est conservé jusqu'à nos jours dans la locution : // est vrai, se rencontre fréquemment au XYI^ siècle. On le trouve dans ces trois vers de Desportes :
Comme un chien que son maistre a long temps caressé, S'il advient qu'à la longue il change de nature, S'enfuit, puis s'en revient, espérant qu'il ne dure.
(1) V. tom. V. Introd. rjr. XXVI.
(2) De même dans Racan (Berg. I, 2, p. 29)
FA semble que le ciel ne se plaisl qu'à me nuire.
(3) Gram. fo 131 Y'. Comp. Deim. Arad , p. 168.
(4) Cleon. 59, IV, 344; Comp. Div. Aw. 11, IV, 113 : Ma fou cesl vn rocher ; IV, 443 et Cleon. 57, IV, 344.
(5) D. I, comp. 3, IV, 20 1.
420 LA DOCTRINE DE MALIIEflBK
Malherbe, après avoir remarqué rérjiiivoque de ce pronom, qui semble se rapporter h maitre, ajonle : c ?/, pour cela, mal. » (1)
Fit une autre observation précise celle-ci : « Il eût mieux dit si cela avinnt que s'ilavinnt, car quand on dit ; si/ ovient, on attend un f/ffe; comme : sil avient que In Roi ailln à Fontainebleau, <ine le liai vienne à Paris. » (2)
On trouve cependant dans la prose de Malherbe et môme dans ses vers il employé d'une façon analogue. (3)
Toutefois voici un tour un peu trop liardi :
A bon droit les siècles vieux Nous ont peint Amour sans yeux, Monstrans comme il se doit croire.
On ne comprend pas du premier coup que cela veut dire : ce qui se doit croire. (4)
y. — DES voix
Verbes intransilifs employés transitivement.
1" Verbes factitifs. « Il faut remarquer, disait Vaugelas, que de toutes les erreurs qui se peuvent introduire dans la langue, il n'y en a point de si aisée à establir, que de faire un verbe actif d'un verbe neutre, parce que cet usage est commode, en ce qu'il abrège l'expression, et ainsi il est incontinent suivy et embrassé de ceux qui se contentent d'estre entendus sans se soucier d'autre chose ; on a bien plustost dit, sortez ce cheval, ou, entrez ce cheval, que. faites sortir ce chevaf ou, faites entrer ce cheval. » Et il constate que, non seulement les Gascons en usent, mais même des courtisans, « nez au cœur de la France. » (5)
(1) Div. Am. 21. IV, 435.
(2) El. 1,6, IV, 360.
(3) II, 135 et bcp. d'au^'es exemples, Lex. V, 317.
(4) Div. Am. Dial. 2, IV, 427.
(5) Rem. I, 105.
DL* VKHIIK 427
« Je n'aime guère, disait d.'jà y\n\Uriht\ rof/rro/ofr >jurhiii'uii \Mn\v faire courrui/ccr, » (l) ni croa/rr /es fondements, « cav rrottirr u est pas actif. » (2) « Je dirois : qui faites reheUo,' mon àme », et non qui rehcUez mon àme. (3) « Sortir, en signilication active, ne plaît pas non plus à tout le monde, » (4) ni to?7iber quelquun,[^) « qui est mal parlé. »
Courroucer se trouve, dès le Moyen Age, employé de la sorte. Est-ce à la suite de Tobservalion de Mailierhe qu'il était tombé dans le discrédit ? En tous cas, un moment condamné dans son sens propre par Vaugelas et l'Académie, il a survécu à cet arrêt, au moins dans le style écrit. (6)
Rebeller se trouve dans Garnier : si mon propre enfant m'avoit faict telle injure, Mes peuples rebellant, (|ui luy seroient commis. (7)
Mais le mot lui-même a vieilli sous tontes les formes, et Corneille, qui avait employé dans le Cid fait rebeller, comme le demandait Malherbe, l'a corrigé en 1663 en révolter:
Contre ce lier tyran fait rebeller mes vœux. (8)
Pour sortir, Vaugelas nous apprend que cette façon de parler s'est rendue fort commune à la Cour et par toutes les Provinces. (9) Et une phrase de Beroalde de Yerville complète heureusement l'indicaiion : « Puisque j'y suis, remarqueray un mot im])roprequ'a dit aujourd'hui un honneste homme et docte : Sortez mon cheval au W^wàa faites sortir. >^ [[ÇS] Mais, quoique condamnée de siècle en siècle, la construction a survécu. (11)
(1) Epit. duj. Maugiron, IV, 467.
(2) Im. de l'Ar. Roi. fur.. IV, 39'J.
(3) Amd'H. 36, IV. 310. D. Il, 45, IV, 286.
(4) D. I, 18, IV, 252; Coinp. Am. d'H. 68, IV, 318: Comp. Im. Ar. Roil., IV, 411.
(5) Am. d'H. 51, IV, 314.
(6) Vaug. II, 78. Comp. les ex. niod. de Littré.
(7) Garn. Œuv. VII, 249, dans Haaso, Synt. R. G.
(8) III, 186, Cid, 1568.
(î)) Rem. I, 105.
(10) Le Cab. de Minerve, p 151, dans Lilt.
(11) V. Litt. 29 et 30. •
^2$ LA DOCTRINE niî MALHERBE
Tomber quelqu'un, esl un viril archaïsme qui se trouve souvent çacore au XVP siècle. Condamné par Vaup^elas (\) comme par Malherbe, il na pas disparu de la langue populaire — cl parlementaire — auxquels nos écrivains, moins prudes, l'ont repris,
6Vo?f/-?/' est donc, à proprement parler, le seul (le ces verbes qui ne puisse plus s'employer activement, comme il l'était si fréquemment au XYP siècle. (2) Lafontaine l'avait repris aux anciens, mais sans parvenir à lesauver, quoique aucun synonyme ne l'ail remplacé en ce sens.
Remarque. C'est pour la mrme raison, sans doute, que, dans ce vers de Rodoinont, Malherbe a elTacé (ow'no;/é ci l'a remplacé par
tourné:
Apres que le Payen eut long temps tournoyé Le vieillard misérable à l'entour de sa teste. (3)
Le verbe /o?/;vîo?/^' ne devait pas s'employer activement. Liltré en a cependant cité un exemple auquel celui-ci est à ajouter. (V. tournoyer, Rem.)
2" Autres verbes. — BlaspJu'mer a été plusieurs fois employé activement par Desportes. Ainsi :
Bien que ces guerriers...
Peussent elre à bon droict contre Amour despitez, Et blasphémer ses traits, son pouvoir, et sa flamc.
« Je ne dirois point : blasphémer quelquun. observe Malherbe. mais : contre quelqu'un. » (4)
On sait que, malgré ce conseil, Racine a dit :
Ils blasphèment le nom qu'ont invoqué leurs pères. (5j
(2) V. dans Litt. les exemples. On pourrait en ajouter beaucoup d autres. Furetière admet encore crouler un arbre, dans le sens de le secouer pour avoir les fruits.
(4) Cart. et Masc. Cartel, 1, 450: Comp. El. I, 2, lY, 3oo.
(5) Ath. I, 1; Comp. Littrè au mol 6/fl.^;)/iC)ncr, 4.
r»r VKunt 4'29"
bôborder, employô aclivomont dans ce vers :
Et les loi-rens de pleurs, -yne débordent mes yeux, a motive la remarque suivante : « Je n'ai jamais vu cette construc- (ion, mes yeux débordent des pleura ; je dirois débordent, sim()Iement. » (1) L'affirmation de Malherbe est d'autant plus étonnante (ju'il a dit lui-même :
C'est la Seine en fureur qui déborde son onde Sur les quais de Paris. (2)
11 ne se souvenait plus sans doute ce jour-là, danslembarras qu'il ('■prouvait à remplir sa malheureuse ;j^/hV?, toujours inachevée, de la défense qu'il avait faite à Desportes 1
Prter. — « Malaisément dirois-je : Je prie une chose; mais Je vous prie d'une c/tose. 11 pouvoit dire: « Ne m'accordez jamais chose dont je vous prie », au lieu de : Ne m'accordez plus rien de chose que JG prie. (3)
On avait, au XVF siècle, construit comme Desporles. Et Boileau a encore dit : Tout ce que j'ai à vous prier maintenant (4).
Verbes transitifs employés intransitivement.
On pourrait croire, sur la foi de Malherbe, que Desportes se permet d'employer librement les verbes transitifs comme intransilifs, mais presque tous les reproches qu'il lui fait à ce sujet sont sans fondement, ainsi qu'on le va voir. Voici ses observations :
1° Tu as beau découvrir, ta lumière empruntée
Mes amoureux secrets ne pourra déceler.
« Il devoit mettre ici un accusatif. On dit bien : aller découvrir, sans accusatif, mais non pas : J'ai découvert, ni : J'ai beau découvrir. » (a)
(1) Div. Ani. Comi). 1, IV, 443.
[2] Vers sur la mort de Henri IV, I, 179
(3) EL l, 17, IV, 373.
(4) Lett. àRac. 4 juin 1693.
(5) Div, Am. Contre une nuit, IV, 425.
430 I-'^ DOCrrUNE DE MALHERBK
Mais Desportes s'adresse à la lune, ai découvrir esl ici pour 6Y' découvrir, comme le montrent les vers voisins. Il s'agit donc d'une substitution il'un neutre à un i)ronominal dont nous parlerons plus loin.
2' Et lorsque la raison me remontre au contraire
« Il faut dire : le contraire », observe Malherbe.
Desportes n'a pas voulu faire de au contraire le régime du verbe. Il emploie le verbe remontrer dans le sens où on disait : le Parlement remontre, et au co/i/?Y/«>^ est un adverbe qui signifie e/i 5<?/î.>contraire. (1)
3° Père de toutes choses,
Qui as fait, qui maintiens, qui conduis, qui disposes, Q\\\j tiges (Iroiteiiient. (2)
« Qui as fait, qu'a-t-il fait ? qu'est-ce qu'il maintient, qu'est-ce qu'il conduit? »
Evidemment la façon de parler relevée ici n'est pas usuelle, mais avec le qualificatif Père de toutes clioses, on ne peut hésiter sur le sens.
Alors rellips(3 du régime est permise, il semble même qu'elle donne au vers un air de grandeur. Du reste de semblables exemples abondent.
4° Il m'a tousjours choisi pour butte à sa colère
Sans n^e donner relâche, et sans que mon devoir Ny ma ferme amitié Payent peu demouvoir, Ne fléchir son courage ennemi de ma vie.
« De quoi démouvoir ? » (3)
Le sens cependant est très clair, et le contexte empêche toute équivoque.
5° Et nous en advertit, à fin à' y prévenir.
a Prévenir à quelque chose est parlé allemand, il faut dire : prévenir quelque chose. » (4)
(1)Z). I, c-oiiip. 1, IV, 2m.
(î) Im. de VAr., Angel. IV, 420.
(3) El. 1,8, IV, 3G2.
(4) El. I, 2, IV, 354.
hu Veuhk
i.'il
Ici lu huile est évideiile, c'est lu seule, encore est-elle moins grosse que Maliierbe ne le veut faire croire. Desportes iieùt sans 'l"ul." pas ^\\[ prévenir au dawjov. Il a dil// ;>/v'/;e/<//-, par analogie avec y ceiiir, 1/ parvenir^ y suhrrnir.
Verbes rptl chanrjpnt de seiu en chmu/eant dp construction.
Le verbe fournir se construit do d.niK manières : « Desportes dit bien « me fournissent de sanglots et de pleurs, il eut bien dit aussi des sanglots et des pleurs. On dit : il fournit du bois à ma maison el il fournit ma maison de bois. » (1)
C'est noire usage moderne, maisleXVIP siècle ne la pas connu. Ex. :
Je veux que la valeur de ses aïeux antiques
Ait fourni de matière aux plus vieilles chroniques (2).
Cette construction qui s'ajoute aux (rois indiquées par Vaugolas, (3) et que Malherbe réprouve,(4) est très fréquente dans tous les auteurs. (5)
<c Eclairer quelqu'un est proprement prendre garde à ses actions ; éclairera quelqu'uîi^ c'est lui fournir de la clairté. »
L'observation est assez mal faite; le sens que Malherbe donne à éclairer quelqu'un estim sens figuré et non le propre. (G)
Celte réserve entendue, l'observation constate une distinction alors réelle et qui s'est conservée longtemps. A en croire les
(2) Hoil. Lut.'>.
(4) ^. II, st. I. IV, 286.
(5) Litt. fournir. Rem . La -rammairo de K;.-,: rapporte c^-lte obsorvalion de iMallierhc, p. 83.
mCleon.FA.de Bert , IV, 35-2 ; Malherbe observe sa rè'^le V lex T; mI" nT\ '^'"- '^'^- '''• ^' ^ ^^'^ ''• ^'^ "^'^^ '^^^"''•'^'- ^^' l^^^'-'-é dans Mal b ' "" '^" '''^' *""'"'■' ''''"''■"'' ^ '^'""^'^ '^ ^-^"t
43^ I.A DOCTRINE DF. MALIIF.RIIF,
grammairiens et môme Litlré, ce sérail encore un al)us de dire à sa bonne: Eclairez Mon^ipur. (1) Mais éclairer n'ayant jamais perdu son sens propre, on a toujours dit éclairer quelqiîun ou fjiielquc chose dans le sens de : répandre la clartr autour de lui, l'en fournir.
Verbes pronominaux pour des inlransilifs.
Heancoup de verbes sont encore employés par Desporles avec la forme pronominale, qui ne sont nullement réfléchis. C'est là, comme nous l'avons expliqué ailleurs, le résultat de la tendance qui poussait la langue à donner peu à peu aux inlransitifs la forme réfléchie. (2)
Desportes emploie ainsi, à l'indignation de Malherbe :
Se condescendre. Ex. :
Ne se peut condescendre a luy donner merci. (3)
Littré cite des exemples du XV^ et du XYP siècle. Malherbe trouve que c'est « mal parlé. »
S'éclater :
L'or, le pourpre et l'azur s'esclate en son pennage. (4)
Rabelais avait dit : tous les vénérables Dieux et les Déesses s' esclaterent de rire. Aux exemples cités par Littré, on pourrait en ajouter de Garnier (YI, 2323, Vil, 413, dans Haase) de Régnier (Sat. 11), et de Malherbe lui-même : Ses cris en tonnerre s'éclatent (I, 13). En un mot, pendant tout le XVIP siècle, on put se demander si cette forme n'allait pas demeurer au même titre que se blottir. (3)
(1) Littré, hist. 0 et 9.
(2) V. ma Gram. /us(!.,417.
•(3) El. Il.av.l», IV, 391.
•(4)£:(«;<. e^iViasc. pour les Chev. du Phénix, IV, 459.
(5) Elle est dans Lafontaine et aussi dans Descai'les, M"" de Sévigné, etc.
Dc vtiu 433
S'f'r/alfr.
Miilherbe a rayé ce vors :
Kien ne s'égale îx ina dure soiiiïiance. (1) C'était là une façon de parler assez commune, où le verbe f^'érfaler représentait à peu près (Ure c,,al, ê.jalcv. On la retrouve dans les auhMiis ,lu XVP siècle : // ,'e^,jalait en son vestir... plustost aux s/nip/rs soudnn/s que non pa.^ aux capitainos. (2i Kt les propres disciples de Malherbe remploient encore :
« De qui le chaste feu ne s égalait qu'au mien. .> (3)
S'habiter.
Il est noie dans :
Bien qu aux déserts glacez pour jamais je m'habite. ({) Se suivre est blâmé ici :
Tousjours le Tout se suit de sa partie. «Mcil parlé; il falloit dire : tient de sa partie. » (5) Mais c'est I.Iutot l'expression même que la forme du verbe que Malherbe a en vue, comme le montre sa correction.
Se voir.
Malberbe a marqué d'un nota s'est vue amortie dans ces deux vers: Et vostre cruauté ne s'est vue amortie Que mon cœur par le feu n'ait esté saccagé. (G) Ce rélléchi est ici l'équivalent exact de on n'a vu. Le tour est resté malgré Malherbe : Jamais plante ne se vit plus lût couronnée de fleurs et de fruits que la princesse Anne. ^Boss. Or. fun tf [ de Gonz.)
(1) D. ir, pi. i° 41 x-o. Ms. dt" la R. N.
(2) Amyot, Cat. d'Ut.
(3)Racan, I, 1-21. Comp. //*. in.
(4) Am. d'H. 85.