‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 101 sur 336 · LA VERTU ET L'INSTRUCTION · texte numérisé non relu

LA VERTU ET L'INSTRUCTION

L'instruction est le contraire de Ignorance Wn r'

savoir, science émrL> • 'o'^rance. Instruction,

tion dS' b sot °nn;USMnCe' C'CSt tOU'ours ^isfac^ "lee au besoin de connaître, inhérent à l'humanité

« Pa natuït lulT "****» de ''-^on

Ces n ' °mme désire de «voir- » I- n i

C es une parole empruntée à la métaphysique d'Arstote' Les commentateurs d'Aristote ne négligent T

ner cuneusempnr • • ^0n&tnt pas d exami-

^ire nat Xme, t Pn"C,PC f" ""^ : « T°Ut '•

le savoir TdSTLTï " ^ dCS éUldcS SubtîIes -'" • des,r,et 1 instinct naturel, ils concluent que

g2 la DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.

cette propension au savoir, donnée à l'homme par la nature, le porte surtout à considérer la vérité pour elle-même. De là cette préférence accordée aux sciences spéculatives ou le vr'ai est surtout recherché pour lui-même et pour le seul

plaisir de savoir.

Les observateurs modernes de la nature humaine confirment cette donnée. « C'est dans les sciences abstraites, dit Adam Smith, et particulièrement dans ce qu on appelle les mathématiques transcendantes, que 1 intelligence de l'homme s'est développée de la manière la plus étendue cependant, l'utilité de ces sciences est peu connue, et .1 faut même, pour la prouver, une discussion qui n est pas a la "née de tout le monde ; ce n'est donc pas leur utilité qui attire à elles ; on ne s'est même occupé de cette utilité que pour fondre à ceux qui voulaient les déprécier comme inutiles. » (Théorie des sentiments moraux, partie IV,

^Cette préférence pour les sciences spéculatives n'est pas exclusive, dans l'humanité, du désir de connaîtras sciences pratiques. La curiosité intellectuelle s'attache, avec un non moins grand entraînement, à la connaissance expérimenta de la nature, à celle de l'homme. Elle va beaucoup Sus loin : « Quand nous parlons du désir de la connaissance dit Thomas Reid, nous ne bornons pas son influence L é'tudes du philosophe, elle se trahit de nulle — es Tel veut savoir tous les propos du village... Quand es hommes s'inquiètent et se tourmentent pour connaître les choses qui n'ont ni importance ni utilité pour eux ou pour les autres, c'est une frivole et vaine curiosité ; mais on reconnaît là encore la fausse direction d'un principe nature et même on en voit mieux la force quand il s attache des objets dignes d'être connus. » (Œuvres complètes, trad. franc., tom. VI, p. 44-)

Page 1