LIVRE CINQUIÈME
Quand on s efforce d abattre la flamme a force de matière
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vous êtes des illusionnés, répondent les docteurs «,« prenez vos rêves pour des réalités. ao«eurs, vous
Pauvre humanité ! Où donc ne trouvera-t elle „. cause de division ? Voici ,es esprits les l •! , v Ïef £^ racteres les plus généreux, l'élite de notre espèce n tendent au même but, la connaissance, le serv ke e't Ta mour de Dieu. Mais parce qu'ils suivent deuxTu'tes d ~
au^rr?:6 Ies uns marchent ** k -* <« ;a r iso ;
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langue, ils ne se servent pas des mêmes expressions «ne conservent pas le même accent ce sont ÏÏ 6
-ères et des reproches mut„eïi SeTn^'^
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les do^d e D e • sÎTéptS ?" ^ " ***"* tures ! départissant diversement sur les créa-
11 ^ faut pas négliger, cependant, de faire une observa- Us l/riti "r?""- En défini"ve, ils resten do.
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sont 1 c°ntred're ce qui est enseigné par l'école Ils
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Platif. Tandis que les docteurs sont moins accommodln"
« Ils prétendent, dit le P. Surin, que, comme doctes, ils sont juges nés des choses spirituelles, et ds rejettent comme des visions tout ce qu'ils ne peuvent comprendre a force d'étude. C'est une erreur : car la théologie mystique est une science a part, qui a ses principes, ses conclus.ons et ses termes propres, indépendamment de toute autre science. Pour en parler donc savamment, il faut y avo.r étudié. Or, on en connaît plusieurs qui, sans avoir beaucoup lu les auteurs de la vie mystique, croient être en droit de la critiquer, et même de la condamner. Il est surprenant qu en toutes les sciences on s'en rapporte volontiers aux maîtres, et qu'il n'y ait qu'en celle-ci que chacun pense être maure, faute d'avoir bien considéré ce que notre auteur dit s. souvent : « Qu'il y a bien de la différence entre la sagesse d un « homme éclairé d'enhaut et la science d'un homme d étude. » Cette différence consiste en ce qu'on acquiert celle-c. par son travail, et que celle-là est un don de Dieu »
Il faut avouer qu'il n'est pas excessif de vouloir être juge en connaissance de cause.
D'ailleurs, le mystique ne serait pas cohérent avec ses principes, s'il ne se laissait docilement conduire par ses supérieurs. Aussi fait-il profession de suivre les directions qui lui sont données, en fût- il engagé jusque dans les subtilités
delà théologie.
« Comme au dedans, dit Dominique de Saint-Albert, le mystique renonce à sa propre façon d'opérer pour se laisser prévenir et mouvoir à Dieu d'une façon surnaturel e par l'impulsion continuelle qu'il fait de notre cœur par lu touché vivement et efficacement ; de même ainsi, en toutes les opérations et occupations extérieures, e mystique ne doit point avoir d'élection, mais recevoir l'.mpression de Dieu par la voie qu'il ordonne, savoir par nos supérieure