LIVRE SIXIÈME
tout, il faut savoir souffrir comme si „„
rien. Gardons-nous de toute révolt "' P°UVi°nS
M- de Staël disait avec éprit- ? T"* "°S 'MUXcontre les événements oui Z ' "' faUt paS se fâcher
ne leur fait rùZS^TcT"*?™' ^ «ue «la à nous, la révolte to Sïïd iT^ " *" : "^ V iorsque dans sa douleurTl hr. t s . " ^P35 S°U" lorsqu'il surexcite ses nff 8 , ' P,a'eS> le malade
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mode et sa forme. PatIence re^oit *on
Les actions extérieur» „,„
extérieures, mouvements et paroles, en qui
^•onestauaqurpa?d'ès naUr^''ne e" Dieu sa confiance lorsment un homme dans Kart r ,n'iJr,euses- '»■ XLvt. - Corn. «nains de Dieu, III , affl,Ulon Joit s'abandonner entre lès
se reflète cet exercice de modération interne, toutes les fois qu'on agit conformément à la raison et qu'on se conduit en personne de bien sachant souffrir, peuvent être dites l'effet et le résultat de la patience.
Quant aux épreuves elles-mêmes qui exercent la patience, elles sont la matière éloignée de la patience.
L'homme, en effet, n'est pas seulement un être qui agit : c'est aussi un être qui subit. Que de circonstances s imposent a lui ! Qui ne connaît les réflexions éloquentes de saint Augustin, et mieux, les pages sublimes de Bossue signalant les troubles multiples qui viennent du dehors affliger notre corps et notre âme, d'une manière indépendante de notre volonté? Du côté de Dieu, de' a natu e, de la société, de toutes parts, naissent pour nous des con ui cnons. Nul ne peut se flatter d'éviter les influences et actions de l'extérieur. Aucun n'est assez ha de pour diriger sans encombre sa barque à travers une telle mu - ,2 d'épaves se précipitant d'une force et d une rapuhte
incroyables. ,. .
Livré à son premier mouvement, l'homme s irrite en présence des contrariétés. Il se réjouit, sans mesure, delà "prospérité. Dans l'adversité, il s'abandonne à la fofle rage Il maudit, il blasphème : il perd toute d.gnite Cet un enfant qui se console en brisant un jouet indocile , un insensé qui s'exalte et se dépense en vaines insultes. ' Ce n'est pas là qu'est notre modèle ; se révolter contre h nécessité, n'est pas autre chose que folie. Le bon sens et l'expérience proclament à l'envi qu'il faut supporter ce qu'on ne peut empêcher. D'ailleurs, nous sommes ici dans Je domaine de la vertu, et la vertu, c'est le bon usage et non
l'abus de la raison.
Supporter! oui : c'est bien cela, - mais la dffficuhe
consiste à savoir supporter — P<i„t ïl »
fataliste ? Ml suPP°"er comme le
Le musulman voit l'incendie dévorer sa demeure Tl
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L'instinct de l'homme proteste mnM.« ne Se peut faire ,,„, Z^L^^aX T^ Tandon à l'impulsion des évLm 1 q abS0'U règle suprême de notre conduite H ' ^^ h
I le fataliste le plus onvlcu ^ ÎS/f ^^ T ^ '* *' »* corriger par un heuTu, Z ue d 'in " 'fT' " Yeuses tendances de son intelUgë„« We '* '«"-
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leur vient fondre sur lui; il s'écrie : «La douleur n'est ou'un mot. » Une autre fois, l'ignominie, la misère et la hideur s'acharnent sur sa personne. Il est radieux. « Je sms Épictète, dit-il, Épictète l'esclave, le boiteux le pauvre, Jais je suis cher à la Divinité ! » Le vide se fan autour de lui les êtres aimés le quittent pour tou)Ours ; et autrefois chef d'une famille nombreuse, il se trouve maintenant seul, abandonné, relégué. Il chante un hymne d'amour, 1 humanité est sa famille, tous les hommes sont ses enfants, toutes les femmes ses épouses et ses filles. La tyrannie s étend sur lui comme un linceul, il doit tenir sa parole captive: mais sa démarche grave, son visage austère, son regard pénétrant, lui tiennent lieu de discours. Pour cette sédition d un nouveau genre, il est traité en perturbateur de 1 Etat : c est a peine si un sourire dédaigneux vient effleurer ses lèvres, et s'il prend le soin de redire le vers de son poète favori : « Puissant maître des dieux, pour punir les tyrans, montreleur la vertu et qu'ils sèchent de regret de 1 avoir abandonnée » La mort vient enfin ? Et que lui importe ! Il y est préparé : toute sa vie, il l'a consacrée à apprendre a mourir. C'est ainsi que le stoïcien comprend la lutte de 1 existence. « Sustine, » supporte les disgrâces, les malheurs et tout ce qui peut troubler ton cœur. Nos pensées, nos sentiments, nos actions sont pour ainsi dire sous notre main, ls pouvons les régler à notre gré. Méprise d'avance ce qui peut réchapper, ne sois pas ému de ce qui t atteint En circonscrivant ainsi le champ de la lutte, le stoïcien prétend s'assurer de la victoire. Et, résumant en une seule image cette grande idée de l'homme élevé par sa raison au-dessus de tonte calamité, Horace, le sceptique et l'inconstant, le poète de la faiblesse et des plaisirs faciles, nous représente fe juste, impassible au milieu des rouages de la fatalité qui