‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 178 sur 336 · VII. Il faut soutenir celui qui est tenté. 1. xm · texte numérisé non relu

VII. Il faut soutenir celui qui est tenté. 1. xm

VIII. Causes de la tentation. La concupiscence I xm a m U démon. Ibid 3; II. ,x, 35; III. xxx.x, 8; lVx,Txv„ ,7

xi . .6^7 lTeDelll°CCTn' '"• xx' 4-- L'inconstance. ». io, 1 7- - Le peu de confiance en Dieu. Ibid.; II I. xxx, i-5.

J'ai entendu un grand moraliste déclarer que toute la science du bien consiste dans la fuite des occasions, ou des tentations.

Fuir la tentation c'est, en effet, la prévenir et la vaincre par avance. C'est donc un grand avantage que de ne pas s exposer a la tentation. Mais cela ne suffit pas. Ce n'e qu une entreprise en quelque sorte préparatoire. Il est des maladies phys.ques, avec lesquelles on peut subsister, pourvu qu on „e s expose pas à certaines complications. Mais il ne faut pas s en tenir à fuir les complications, qui peuvent survenir de moment à autre. Une sage médecine chercher, aguertr la maladie elle-même. Aussi notre auteur, moraliste consommé, conseille-t-il de ne pas se borner à éviter les occasions qui peuvent susciter en nous des tentations. Il sait bien que nous ne parviendrons jamais à nous protéger -suffisamment contre les innombrables incitations de la concupiscence et contre les sollicitations extérieures. Il nous demande de guérir le fond même de la maladie, c'est-à-dire' d£ reformer la concupiscence.

g LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.

Si on a des propensions à la colère, on aura beau s observer et éviter les occasions de s'irriter, il arrivera toujours un moment où l'on rencontrera, à 1 improviste, 1 incident qui fera sortir hors des gonds. C'est ce que comprit saint François de Sales, le plus impétueux des hommes^ Aussi ne se borna-t-il pas à fuir des occasions inévitables. 11 mit la cognée à la passion même de la colère et avec patience et longueur de temps il parvint à remplacer son vice dominant par la vertu contraire de la douceur.

Le démon et ses suggestions. - II ne se peut que Dieu très saint et très parfait, soit l'auteur des mauvaises œuvies de l'homme. Il les permet, il ne les opère pas

Si Dieu n'est en aucune manière auteur de mal, le démon ne peut être dit, dans la rigueur des termes, la cause universelle de tous les péchés des hommes. „Wéde Il n'y a qu'une seule cause de péché : c est la volonté de l'homme acquiesçant au mal qui lui est propose Le démon n'existerait pas, que les hommes n'en auraient pas moin le désir déréglé des biens périssables, la concupiscence, qu, entraînerait la volonté à être infidèle au devoir.

Mais si le démon, en principe, n'est pas la cause propre de tous les péchés des hommes, il en est souvent occasionnellement et indirectement la source.

L'Église catholique reconnaissant la réalité de la suggestion du démon, fréquente, énergique, notre auteur ne manque pas de nous tenir en garde contre les tentations de

' « Chacun devrait être en garde contre ses tentations, et veiller en prières, de crainte que le démon ne trouve occasion de tromper, lui qui ne dort jamais, mais qui iode, cherchant quelqu'un à dévorer. » I- xiu, 3-

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