PUISSANCE SYMPATHIQUE DU CRUCIFIÉ
vri'éta7eligieUX qiH 3 S°n °rigine dans "ne révélation, vraie ou fausse, constitue un système complet et puissant qui ne peut manquer d'exercer, sur l'homme tout entier une influence considérable. « Crois oe que Dieu t'enseigna Accomplis ce que Dieu t'ordonne! ,, Telles sont les pi rôles de toute religion. Paroles souveraines bien propres à subjuguer l'esprit et la volonté des croyants >
Or l'esprit et la volonté peuvent-ils être gouvernés avec tant d énergie par la foi et la morale sans que le cœur ne «Ht pas ébranlé ? Cela est impossible. Ans i, voyontno les religions les plus terribles et les plus déraisonnable s m oser au cœur de l'homme par contre-coup. Que I pourrait subsister s'il n'était pas aimé >
rhEoZVTeS l% rdigi0nS' k '""Nanisme présente à foi Tn diffS ^ "*, Pank-Ulièrement Whiques. Notre
d ;ênt ur i'"16 aUtreS d°CtrineS reïl^s ^ »'gissent sur le cœur que par réaction, notre foi. disons-nous
intéresse directement le sentiment affectif de l'homme, en lui proposant des objets éminemment propres à émouvoir la sentimentalité. Aussi, peut-on dire en toute vente, que le christianisme est essentiellement une religion d amour. « L'antiquité put connaître Dieu, a dit Ozanam, elle ne 1 a jamais aimé. Mais regardez les temps chrétiens, et vous verrez que cet amour y devient le maître du monde. C est lui qui a vaincu le paganisme dans les amphithéâtres et sur les bûchers ; c'est lui qui a civilisé les peuples nouveaux, qui les a menés aux croisades, et qui a fait des héros plus arands que toutes les épopées. C'est le flambeau des écoles où les lettres reviennent pendant les siècles barbares : et qui peut douter de son pouvoir sur les esprits, s'il inspira tout ce qu'il y eut d'hommes éloquents depuis saint 1 aul et saint Augustin jusqu'à Bossuet ; s'il a dicté les psaumes de David et les hymnes de l'Église, c'est-à-dire, les chants les plus sublimes qui aient consolé l'ennui de la terre ? » (Ozanam. Les Poètes franciscains, in- 12, 1872, p. 70.)
Est-ce que la notion même du Dieu chrétien ne renferme pas tous les motifs qui déterminent l'amour ?
Tous ces motifs peuvent se réduire à deux : la bonté de Dieu en elle-même, et la bonté de Dieu par rapport a nous. La bonté de Dieu est une bonté absolue, qui doit comprendre toutes les perfections possibles : « Car être bon et parfait, dit saint Thomas, ne sont qu'une même chose. » Ainsi, la bonté de Dieu étant une bonté infinie, il faut nécessairement qu'elle contienne toutes les perfections divines, la sagesse, la vérité, la grandeur, la puissance, et toutes les autres au souverain degré, chacune de ces perfections étant encore infinie en elle-même.
La bonté de Dieu, comme source de bienfaits, renferme autant de raisons différentes de l'aimer qu'elle nous corn-