‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 213 sur 336 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

mumquede bienfaits : car le propre de la bonté est de se

rTqUer: De '' n°tre Créad0n' notre -nservatio notre destination, la révélation, la grâce. Aussi, la bon é

divine est-ele aussi aimable relativement qu'absolument

Telle est 1 idée chrétienne de la Divinité. Elle est résumée

dans cette expression populaire : « le bon Dieu. » - X

ère qui êtes aux cieux ! » dit encore l'Oraison domin'ica

L ,dee refuse se représente, dans tous les éléments"

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Mats 1 idée divine n'apparaît pas sympathique au chrétien sous cet unique aspect. Elle revêt encore un second e comparable attrait. Le Fils de Dieu s'est incarné et s'est

~ni : n -7- ? !a personne de jésus-ch"- l -fi"

est un, au fini. L absolu s'est particularisé. De là, cetaxiome heologique caractérisant le processus du sent ment chrï nen : « Non itur ad Deum, nisi per Jesum. »

Et e cœur du croyant, en présence de la personnalité du Christ, ne peut demeurer indifférent.

Voyez le spectacle que présente la chrétienté, au jour Vendredi saint. L'Eglise est en deuil. C'est TanniT

pas un fide e qui ne soit ému au souvenir des souffrances de Jesus-Chnst, et indigné à la pensée de l'ingratitud hu marne de cette ingratitude qui n'a su reconnaître lamo r ft les b.enfaits du Sauveur, que par des tourments inouïs e

trLessPeP ? ^T"^ ^ P0Urrait C0Oten»P,« ««

Chris I' eC?Ve,PathétlqUe SUteur du *<*«> Aère du Chr s au pied de la croix où son Fils expire I Et les oieux-

-scip es e Jésus, obéissant à l'invitation' de'n! L ' -

que lÉghse aime à répéter, en ces jours de suprême

£2£Sr k SeU'e Plamte « V™** •**« 4able!

exprimer son angoisse, se pressent autour de la Mère des

douleurs, lui demandent d'être associés à ses afflictions et d'obtenir que, blessés des blessures mêmes du Crucifie Us soient enivrés de la sainte passion de la souffrance : « Fac me cruce inebriari et cruore Filii. »

Quelle est la raison de la poignante émotion qui s empare alors d'un si grand nombre de cœurs? Où est l explication de cet intérêt passionné que tant d âmes accordent au drame accompli, il y a dix-neuf siècles, sur c Calvaire ? La raison de ce fait extraordinaire est des plus simples. Le Crucifié concentre sur sa personne les plus forts sentiments de l'âme' humaine.

Comment nous apparaît la grande figure du Crucifié Il était juste. Un jour .1 se redressa contre les Juifs et il leur dit : « En est-il parmi vous quelqu un qui puisse m accuser de péché? Cuis ex vobis arguet me de peccato?» Aucun de ses ennemis ne put relever ce triomphant défi d'une conscience pure. Depuis dix-neuf siècles que cette prole a été prononcée, la mémoire de Jésus-Christ toujou s révérée, se présente à l'humanité, accompagnée de la persuasion, qu'il a passé sur cette terre une vertu parfaite et a 1 abn

de toute iniure. , .

Il était bon. Il marquait chacun de ses pas par un bienfait. Il était secourable aux pauvres et aux infirmes ; .1 ms- Lsaitles ignorants; il consolait les affligés . Partot , d passait en faisant le bien. C'est lui qui a donn A terre le précepte et l'exemple de cette vertu qui est 1 épanouisse m t achevé de la bonté, vertu qui guérira.t tous les maux de l'humanité s'ils étaient guérissables, l'amour du prochain . Il était grand. La pensée qu'il poursuivait ne pouvait appa tenir qu'à une âme extraordinaire. Après avoir détermine es imites du vrai et du bien, et les avoir réunies dan ue synthèse, qui laisse bien loin derrière elle toutes les

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