Chose merveilleuse et digne de foi, et surpassa
1 espnt humain, que vous, Seigneur mon Dieu, vrai Dieu
et homme, soyez contenu tout entier sous une chétive
espèce de pam et de vin, et que, sans être consommé vous
soyez mangé par celui qui vous reçoit! O vous, le Seigneur
ouluT, i ' qUI' "'ayam beSOb de P—e, avez bien voulu habiter en nous par votre Sacrement...» IV „ 21 22 Afin de mieux marquer encore la portée de ces' paroles
que e d I Éghse réellement, véritablement, substantiellement Jésus-Christ Im-même, le livre de 11 C. établit la double nécessité, des rapports avec Dieu par la foi J rapports par le Sacrement de nos autels. Le fidèle ne peu
a' nfnMS7aSSerdeSUnS «" deS aUtres" tonton S
d a le doctrine : . J>aurai ,es Livrc, ^ con
«'on et pour miro.r de vie ; et, par dessus toutes ces choses I — votre très saint Corps pour excellent remède tre-
fuge. Deux choses, en effet, me sont, je le sens, extrêmement nécessaires dans cette vie ; sans elles, cette misérable vie me serait insupportable. Détenu dans la prison de ce corps, je reconnais que j'ai besoin de deux choses d aliments et de lumière. Aussi, avez-vous donné à mon infirmité votre Corps sacré pour la réfection de l'âme et du corps, et vous avez placé devant mes pas une lampe qui est votre parole. Sans ces deux choses, je ne pourrais bien vivre. Car la parole de Dieu est la lumière de mon âme, et votre battement le Pain de vie. » Puis, insistant sur ce double caractère du christianisme qui nous établit en communication avec Dieu, tout à la fois par intermédiaire et sans intermédiaire, le pieux auteur propose deux comparaisons qui servent à rendre sa pensée déjà si claire, pus limpide encore : « On les peut nommer les deux Tables dressées deçà et delà dans le trésor de la sainte Eglise L une est a Table du saint Autel, où est le Pain sacré c est-à-dire le Corps précieux du Christ. L'autre est la Table de la Loi divine, contenant la doctrine sainte, enseignant la foi droite, et nous conduisant sûrement jusqu'en dedans du voile, ou est le Saint des Saints. »
Donc, par la grâce, par les sacrements, surtout par 1 bucharistie, l'Église donne aux fidèles les moyens de se mettre en communication directe, constante avec le Crucifie. C est même le propre effet du christianisme, de nous unir ainsi avec Dieu par les liens les plus étroits. Aussi, le chrétien est-il strictement obligé de se maintenir en état de grâce et de participer aux sacrements. Puisqu'il est chrétien, il ne doit pas se contenter, comme le philosophe ou le païen, des rapports avec Dieu par intermédiaire. La logique de sa situation, aussi bien que les prescriptions de 1 Eglise, 1 obligent à rechercher les relations directes, qui ■ constituent