LIVRE HUITIEME
Lisez ce texte expressif: « Qui fait peu Je cas de la crainte
de Dieu ne sera pas capable de se tenir longtemps dans le
J«n. mais ,1 ne tombera que trop tôt dans°les pièg du
JJemon. » I. xxiv, 45. ' &
craint éff ri"16"' n'eXclut paS Plus les m°biles de la crainte et de la récompense, que la préférence n'exclut les affections terrestres, subordonnées à l'amour de Dieu
ciensT ? PUram0ur> c»sei^e par les quiétiste's ancens et modernes, prétendait que la pureté de l'amour excluait tout motif d'intérêt, en telle sorte qu'ajoute 1' mour un dés,r de béatitude éternelle, c'était côrromp e a chanté. Bossuet a mis hors de toute contestation, que la pureté de 1 amour n'est ni blessée, ni ternie par l'union des motifs intéressés; que même l'amour, pour être parfait a esoin dêtre excité et nourri par le désir de posséder Dieu pendant 1 éternité. Et comme Fénelon avait essayé d'appuve sa oetnne du pur amour, sur quelques passages de H C
S & e Meaux; en que,ques P^ d'une h-
euerme allure, fit justice des prétentions illégitimes de son dversaire et ramena les expressions de notre pieux livre leur sens véritable ». F
de 1 amour de Dieu. Il do.t avoir pour Dieu une préférence et une préférence désintéressée '. '
marcation si S m'I? ' "£ " PSS deS li8nes de dédrie, liv. XVIII )m trandl^- (treppel. Clément d'Alezan-
n' '.^au'n" ^^ ŒuVr6S de Bossu« ' * Mystici in tuto, » du «-». Deum tuum tUcW^-JK Kemt
De là un précepte général qui nous oblige en toute circonstance à nous maintenir dans une disposition pennart a'amourpour Dieu, et à ne rien faire ,« sou contraire à cette préférence dominatrice et désintéressée. C est l'état habituel, ou l'état de grâce.
De là aussi, un précepte spécial qui nous obhge a produire des actes d'amour en certaines f^f^ ^ Nous ne devons pas nous contenter de 1 état habituel, nous devons arriver à actualiser notre amour pour Dieu Sans entrer dans les controverses théologiques relatives ,ux mon ents où le fidèle est tenu à faire des actes d amour 2 une obligation soit « per accidens », soit « per se », il est
le voulaient Bains et jansénius, à tous les instants et en tout s les circonstances de la vie, elle existe cependant a °e ÏÏn! instants qui ne doivent pas être séparés par de longs intervalles. « je n'ai pas observé en vain, dit Bossuet qu Si du précepte affirmatif, puisque c'est le seul don înSLÏÏon n'est pas perpétuelle, et à laquelle même, ho. s d sort ares'on nepeut jamais assigner des moment, tis. Qu'on m'entende bien : je «j» J^J^ aation de pratiquer les préceptes affirmatifs soi are a Dm ne plaise < je parle des moments certains et précis de 1 obi, ! ttn car qui peut déterminer l'heure précise a laquelle 1 Satisfaire au précepte intérieur de croire d espeier d'aimer? >» (Œuvres, édit. de Vers, tom. XXVIII, p. 5»4)
e.totafortitudine.-Quinon™^^
non potest meus esse discipulus. ^' ocu aut malrem plus
erue eum et proj.ce »* "^ Qi «-,? monuos sepelire mor-
quam me, non est me aigI1Ub tuos suos : tu autem sequere me.