LIVRE HUITIÈME
eux. S'aimer en Die,, centre de leur affection; s'aimer pour Dieu terme de leur bonheur : telle est la loi du cœu dans le chnst.anisme, telle est la loi nettement formula à toutes les pages de II C. ^rmuiee a
L'amour de Dieu ne consiste pas seulement dans une préfé ence souveraine. Il « un second caractère : celui de la préférence désintéressée.
Nous pouvons préférer Dieu à toute autre chose pour
"Se -aiSrS : l0 PSr" qU'U 6St C" ""*«*»• infinimeTa mable, 2» parce qu'il nous est bienfaisant. La première ' préférence est l'objet de la charité ; la seconde, celle dets
Par l'espérance, nous aimons Dieu en tant que par lui nous pouvons arriver à notre bonheur : ,< Secunlm'quod du saint Thomas, nobis provenit adeptio boni. ,, Par I chante, nous aimons Dieu pour lui-même, c'est-à-dire, que nous souhaitons non plus notre bonheur, mais le bien de Dieu: nous nous réjouissons de ce qu'en lui-même e m mment parfait. Le premier, est J„ de C0Z^ le second, un amour de bienveillance ' Souvent, l'I. C. a clairement et fortement exposé le „.
dTJZTT ^ ,a,Charité- L««U-ce essentielle de Dieu est, pour 1 auteur, le motif tellement principal de h
i anté, que fréquemment il fait abstraction des autres m 1 secondées sans néanmoins leur donner l'exclusion e qui constituerait une grave erreur.
amour" ŒUu^œ e: vluL^T' f™ 'W est ^^e de convoitise est celui pa Te l °Urde c°nvoitise. L'amour Pour le profit que nous en bXÔh„ US ^m°"S 1ueU>ue cho^ lance est celui oarTouel nou al"S ; ' aT°ur de bienveilt'en de cette chose : car qu'est-ce ZTciï^ ^ Pour le bienveillance envers uneper»™,?! ^°,Se' av0lr.l amour de Paint François de SaUs. Kl "dé ??JVt dTcuO '" ^ ?
« Il semble souvent qu'on est en charité, tandts qu on est plutôt en charnalité, parce que l'inclination de a nature, la propre volonté, l'espérance de la rémunération, le sentiment de la commodité, veulent rarement faire défaut. »I. xv, 9.
La littérature ecclésiastique ne présente peut-être pas de modèle plus complet de préférence désintéressée que celui dont l'expression est consignée dans le troisième livre de l'I C • « O mon Époux bien-aimé, Jésus-Christ, ami très pur, vous qui dominez toute créature, qui me donnera les ailes de la vraie liberté pour voler et me poser en vous ? »
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De ces passages, et de bien d'autres encore, faut-il conclure que l'amour de Dieu est exclusif de toute considération intéressée ? A Dieu ne plaise ! L'amour peut coexister avec les sentiments intéressés, quand ils restent en harmo-
nie avec lui.
Or cette seule observation suffit à préserver notre pieux livre 'du reproche de trop favoriser les erreurs du pur
amour ï
■ Fénelon avait raison dédire que. le caractère propre"^ cifique de la charité c'est da.merD eu pour m mm , le bien en soi ou le bien absolu, "??'s '' n^°"ipe de notre béaque le bien absolu est aussi not ^>, ;n C1P , lement la titude ; que la perfection ou '» »s"he„ "Vr ces deux choses par source de notre justice. On peut dlstmf"^ "s dans la réalitéune abstraction de l'esprit, mais non les sePa er dan En aimant la bonté intime pour 11™ * se £m
pas ne pas l'aimer en tant qu elle s ^ ^muniqu com
Fnuniquera aux créatures ; , ça c est Pteç sèment cet ^.^
municativequ.manifeste le plus excellence a ^^ ^ ^
Donc, aimer 'au eur de tout b en ç est e et [>en
lui-même ; loin d'affaiblir la chante I esper parfaite,
flamme ; comme aussi, plus 1 homme aime la ^, Ra
plus il désire d être un. a .e e, plus ^ cra nt c len ^^ du
théorie, je le répète, on peut prendre «m isolément ;
ESï£ KossiÊffde Ssé'paC/dlns iTpralique. A force de