LIVRE HUITIÈME
Tenons-nous-en donc à la simplicité de l'acte exprimé par cette parole tout à la fois si Caire et si indéfinissable : Vous aimerez! ,, H ûut aimer Dieu> non seu]
des actes de 1 intelligence et de la volonté, mais par un acte du cœur. « Mon Dieu, dit excellemment la prière inséré dans nos catéchismes, je vous aime de tout mon cœur et par dessus toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon' aimable j aime mon prochain comme moi-même pour I amour de vous. >, C'est un acte d'amour affectif
Ne nous laissons pas effrayer par la difficulté d'aimer le souverain Bien. L'affection pour Dieu ne doit pas naître d orces seules de notre nature». La théologie nous eteigt que 1 amour pour Dieu provient tout à La fois de notre fni tiauve et de la grâce de Dieu. « Il me suffit de savoi t ourdaloue, que Dieu m'oblige à cela, et que cela surpasse infiniment tout ce que je puis de moi-même, pour être assure que Dieu qui est fidèle me donnera infaill blemen des e ours proportionnés* ce qu'il me commande. Et voi à ce
sttre'Tl' leSpéranCe.««- • » Q-l merveilleux système! Il ne méconnaît aucun droit, il n'affaiblit aucun devoir parce qu ,1 tient un égal compte de la nature humaine et de Ja nature divine.
De son côté, l'I. C. ne manque pas de nous faire remarquer, que le secours de Dieu nous est particulièrement"! cessaire, pour arrivera l'amour affectif de Dieu. , KéZ
poL^fsfe'les d?u? rti';~ ï!e D'eU »' ^ ^ ^ranlivre I" : « Que nous n'avon, n« ,chaPltres xv,r et xvnr du mer Dieu sur iou?es choses 1 One T"?™"1 le P°"voir d'ainous avons d'aimer Dion n,m,v,„ inclination naturelle que
dam inutile. » Dans" e lVvr2 ïl -T ,àrTd?"h' n'eSt paS cePen" tyêque de Genève expose les m£ ?• chapitre tx; le saint D'eu de faire naitre JS^?&S£^SS&a ^ "
g LA DOCTRINE DU LIVRE DE-I. C.
ment tu n'y parviendras pas, à moins que, prévenu et entraîné par sa grâce, tu ne t'unisses seul à lui seul, après t être vidé de tout et avoir tout congédié. Lorsque, en effet, la grâce de Dieu vient en l'homme, il devient alors capable de tout. Et quand elle s'éloigne, il sera pauvre et infirme, et, en quelque sorte, bon à être flagellé. » III. vin, 3 1 •