‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 229 sur 336 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

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goût de la patrie céleste, sur lequel il ne faut pas trop compter parce qu'il va et vient. » III v, 9 P

Mais en n'exigeant pas les mouvements tendres, l'auteur de 1 1. C. se bornait-,1 à demander une simple intention et

une pure exécution ? Son livre est là „„ 1 A , nnon f l -„,.„..;„ T , ' vre est Ja Pour démontrer e

'e T re am°Ur P°Ur °leU d°k être Un ^"^ -our, c est à-dire, un sentiment, une affection. Hors de là on né

comprend pas pourquoi le premier précepte de la loi's ser du mot «Tu aimeras. >, Il est dit : « Tu aimeras, » et non pas seulement : « Tu serviras >, Pf „ • c rpnfa e. serviras. » ht on satisferait au pré-

cepte en ne faisant aucun acte d'amour >

U nous semble donc que Bourdaloue aurait dû recon-

IZ ^ v 3Cte affeCdf 6St Spécia,6men < 0rdon^' P- "«e parole : « Vous aimerez. ,, Nous nous refusons à admet" e

Zt £«T de rar r de Dieu n'a **■ — t "

t.f. Cette doctrine, disait Bossnet au commencement du

tolérée. L Eveque de Meaux reconnaissait dans l'Oraison dominicale une formule exprimant avec exactitude™ ffectifde la charité. Or, si lemouvement affectif n'est p

nécessaire, le « Notre Père » n'a plus de sens D DW

juterons- il y . trois vertus théologales la foi ? !

Pérance et la charité. Puisqu'il y a une vertu qui sa pe le a chante, ,1 est nécessaire qu'il y ait quelque cLse f

ponde a cette vertu. Or, l'amour effectif n'est pas cîia i e -t plutôt une détermination de devoir et d'int ré ' ï

a-dire de foi et d'espérance; tandis que la char t est es

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F ces mots . « Vous aimerez de tout votre cœur » Wi

Église met ,le sur nos ^ „ ^ - ^

chanté, qui est une protestation d'amour affectif.

\h ! sans doute, la difficulté reste grande. D'abord, il s'arit de fixer par une loi l'obligation d'aimer, qui semble rebelle à toute injonction. Mais la loi morale sarretet-elle devant cette prétendue impossibilité, lorsqu elle ordonne aux enfants d'aimer leurs parents r - De plus ou commence la distinction entre la bonne volonté et 1 affection > Quand la soumission fait-elle place à l'amour r Les théologiens s'épuisent à le rechercher. Or, qu'est-ce qu une obligation dont on ne peut préciser la nature ? Laissons Bourdaloue lui-même résoudre cette objection : « Saint Augustin fait une réflexion bien judicieuse, dont voici le précis 11 examine ces paroles du Sauveur du monde : « Si « pnecepta mea servaveritis, manebitis in dilectione mea : « Si vous gardez mes commandements, vous serez dans 1 exer- « cice et comme dans la possession de mon amour ; >» et il es compare à cet autre passage du même Evangile : « Si dih- « gitis me, mandata mea servate : Si vous m'aimez, gardez «mes commandements. » La-dessus il raisonne et voici comment. Dune part, Jésus-Christ nous assure que si nous l'aimons nous obéirons à sa loi, et, de l'autre, .1 nous déclare que si nous obéissons à sa loi nous l'aimerons. Quoi donc ! Est-ce par la charité que la loi s'accomplit, ou par l'accomplissement de la loi que la charité se pratique ? Aimons-nous Dieu parce que nous faisons ce qu il nous commande, ou faisons-nous ce qu'il nous commande parce que nous l'aimons? Ah! mes frères, répond cet incomparable Docteur, ne doutons point que l'un et 1 ^e ««isemb c ne se vérifie selon l'oracle et la pensée du Fils de Dieu . ar quiconque aime Dieu de bonne foi a déjà rompit tous le préceptes dans la disposition de son cœur; et quand fl vien l les accomplir dans l'exécution, il ratifie seulement et .1 confirme par ses œuvres ce qu'il a déjà fait par ses sentiments et dans le secret de l'âme. »

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