LIVRE II: [T1ÉME
et que par rapport à lui, ses perfections, qui ne changent point, le rendent toujours également aimable, il est toutetois vrai, comme la remarqué saint Bernard, que, selon les diversétatsoù 1 homme peut être considéré, l'amour qu'il doit a Dieu ne laisse pas d'avoir ses degrés différents, et qu a proportion des dons qu'il a reçus, les mesures de hauteur, de profondeur et de largeur que saint Paul donne à la chante doivent être plus ou moins étendues. >, Ce qui rêvent à dire que la charité n'échappe pas à la loi qui gouverne outes les vertu. Il n'y a pas de vertu qui n'ait ses degrés il n y a pas d homme vertueux qui ne puisse croître ou' diminuer en mérite. La charité, elle aussi, a son haut et
Or la véritable morale est celle qui détermine avec exactitude les hautes de l'obligation. Distinguer ce qui est de précepte d avec ce qui est de conseil, c'est le principal de la science des mœurs.
Quelle est l'obligation relativement à la charité ? D'autre part, que nous conseille l'Évangile ?
Recherchons-le en quelques mots.
Tous les chrétiens sont obligés d'être dans l'état de chante, ordinairement désigné par les expressions d'état de grâce Mais il n y a pas obligation spéciale d'être <kns une grande chanté. Il ne faut pas descendre au-dessous de l'état dont nous venons de parler, mais il n'est pas nécessaire de s élever au sommet. La loi nous ordonne simplement d'avoir un commencement de charité, comme dit le concile de I rente, sans spécifier qu'il faut avoir la plus grande ou même, une plus grande charité. Certes, il yadeS d' és nombreux entre l'état du tiède et du parfait. Néanmoins le Mêle strictement placé à l'état de grâce, constitué par un commencement d'amour de Dieu, complété par la réception
les sacrements de Baptême ou de Pénitence, «*"* M£ bligation. « Non omnis cantas est m summo, » d u sa m Thomas. Le précepte nous impose d ^er Dru. Il ne sex plique pas sur l'intensité. C'est pourquoi la théologie de Xt-elle, que s'il faut aimer Dieu d'une véntaWe diant ; il n'est pas d'obligation de l'aimer « intensive ». Cela est seulement de conseil.
Il était nécessaire de faire cette distinction fondamentale, afin de bien déterminer le sujet.
Grâce à Dieu, ils ne sont pas rares les chrétiens qu, j ne se contentent pas de remplir le précepte, mais qui veulent accomplir le conseil. Tous ceux, par exemple, qui senga ,ent dans la vie Religieuse font par cela même profession de pouisuivre l'intensité de chanté. Et quels admirables expies l'Église ne présente-t-elle pas de «J*^*forte généreuse, sublime, même en dehors du doit e .
Lorsque l'amour divin est monté à ce point que les actiot du chrétien sont usuellement déterminées par e mouf de l'amour de Dieu, et que cet amour tend a donner a Pâme la présence habituelle et sensible de Dieu le chre 1 ame Pr mVstique. L'amour de Dieu pour
tien est arrive a 1 état mystique, méthode, l'union avec Dieu pour résultat, cest tout
mysticisme l .
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unitur.(Gerson. De myst. theol., cons. 28.)