‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 250 sur 336 · LIVRE HUITIÈME. o · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME. o

40 r cette doctrine par notre propre esprit, mais un Ange desceodrait-il du ciel pour nous persuader du contrai e ou I n^taudrau pas moins repousser ses enseignements' avec

La seconde, que tout ce qui nous est, extérieurement ene.gne par la sainte et divine parole, ne peut qn^e entièrement conforme aux communications, qui nous sont fa es intérieurement par Dieu lui-même, non d'une m Sre m ■aculeuse, mats par la prière, les colloques avec Dieu le

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Le chrétien qui s'arrête au premier enseignement à l'enseignement extérieur, est éclairé par les dehors 'pa es ommes seulement ; i, peut deyPenir ^ ,«£ ma.s il manque du mouvement intérieur et vital • i? es

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e sens de la vente, et donne le goût aussi bien que la science de toutes les vertus et de tous les préceptes ] Prophètes, 1 Ecriture, les Docteurs, lui font entendre le Verbe extérieur, mais il n'entend pas Dieu qu lui " intérieurement ; il ne jouit pas de la lumière intime il nt pis cette expérience et ce sens délire ™; I' vempnt A» ■ , ueiicat qui 1 avertit instincti-

vement de ce qui est bien ou mal, de ce qui doit être fait ou vit . Le Prophète s'écrie dans le ?smL xen : « HeU-

eux celui que tu instruis toi-même, ô Seigneur et à oui

K. MCTa!tre " l0i ' » David n'™d-Tl pL'parl^d humble fidèle qui dit : « J'écouterai le langage que fait entendre le Seigneur au fond démon âme Z 1ZC

S ° efet' f qU'ï a entendu «* *™ v i t eu e, ,1 comprend combien elle l'emporte et est préfé We a tout le langage extérieur, et alors il dit avecl'l

mir de II C : « Que Moïse se taise : silence à tous les Prophètes/puisque le Seigneur daigne illuminer lui-même son serviteur ! » Ce que le pieux auteur prétend ici c est que, pour sa part, il préfère le langage intérieur du Saint- Esp rit au langage extérieur, surtout quand il s agit de la discipline des mœurs. La révélation extérieure est nécessaire mais, pour lui, abandonnant à d'autres le soin d en parler, il s'applique à la révélation intérieure et il la recommande tout spécialement. C'est par e le que se forment les hommes vraiment spirituels et qu ils deviennent, comme dit le Prophète, susceptibles des enseignements de Dieu (docibiles Dei), car, ainsi que 1 enseigne 1 Apôtre, « les fils de Dieu sont poussés par 1 esprit de Dieu. »

(Rom. vin, 14.) , r j 1

Ces explications font voir quelle est la profondeur la sagesse et le mystère de ce principe primordial sur lequel l'auteur de l'I. C. appuie tout son édifice spirituel, comme sur des fondations inébranlables.

Il suit de là, qu'il faut éviter deux excès. Les uns s'en tiennent à la seule révélation extérieure, et ceux-là font de la théologie pure : et il arrive ordinairement qu'autant leur esprit est fécond, autant leur cœm

est sec.

- sec. , . r

Les autres s'abandonnent exclusivement a leur ferveu intérieure, non sans un grand danger d'être trompes par ■ nîlusionetde tomber dans l'orgueil et beaucoup d autres

m La'vei-m est dans le milieu. Elle nous ordonne de nous soumettre à l'enseignement, à la direction, au l»g^entj S la volonté de nos Supérieurs et de nous laisser diriger par 'eux. Cela posé, allons à Dieu, conversons avec lu. ^percevons, sentons, goûtons intimement ce qui .nous a ete d a-

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