LIVRE NEUVIÈME. r
nous dire ce qu'il nous faut, écrivez et sachez que c'est là qu il faut établir la cause de sa vraie joie : scribe, quia ibi est perfecta latitia. Que si, après avoir attendu quelque temps a la porte en cet état, nous frappons de nouveau afin que le portier, touché de pitié, nous ouvre, et que lui au contraire, sortant avec impétuosité, nous donne des soufflets et nous dise : « Retirez-vous, vauriens et poltrons « que vous êtes ; allez-vous-en à l'hôpital, si vous le vou- « lez ; vous n'aurez rien ici, » et que nous supportions patiemment tous ces outrages, écrivez que voilà la parfaite joie. S., étant accommodés de la sorte, et la nuit approchant, nous frappons encore à la porte, nous demandons, nous crions et, par nos prières, nos larmes et toutes les instances possibles, nous nous efforçons de fléchir ce portier afin qu . nous ouvre, et que lui, encore plus piqué qu'auparavant dise : « Voie, des insolents que je saurai bien traiter ««rfon leur m*rites » et que, là-dessus, sortant avec un g.os bâton, il nous en décharge de grands coups, et que nous prenant par le capuchon, il nous traîne dans la boue' et nous y laisse accablés de coups et couverts de plaies ■ si
eTemTrd:r°nS toUt .«* *"? P*«« et avec joie, écrivez « remarquez avec soin que c'est en cela que vous devez met-
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Dans notre traduction (II. v,, titre), nous avons rappelé es différences établies par les moralistes entre joie, lies délectation, glcre. Nous avons émis le sentimen quel' C ;;••- Pas arrêté son attention particulière sur ^ nuanœi
le o I rCCUe l0nS 'd t0US IeS PaSSaSes où * ^ouve
le mot, Initia ; on verra qu'il n'est pas possible de mettre
une distinction entre, gaudium, et, hetitia. Ce sont vraiment des termes synonymes l.