LIVRE DIXIÈME
Le correcteur ou le réviseur du Ub livre, dont le travail a servi de base aux manuscrits ultramontains, n'a pas compris la valeur des paroles : « qui non diu ^J <™ connaissait pas, sans doute, l'existence des questions théo og,ques et scripturaires qui y sont supposées, et q en effet, ne ressortent que d'une érudition peu commune II fe ,e *T*.}*> « dans les autres mo
appar nte f- **"t* ^f' ° n'y a quW vibration apparente, qui, regardée de prés, n'est qu'une dépravation
Mais pourquoi, dira-t-on, ne serait-ce pas une interpoanon introduite par le copiste qui a exécuté le manuscrit
Su t 7Tents italiens? Un c°piste ^ -•- p -
t odu.re dans 1 œuvre une interpolation de telle valeur n aurait pas manqué de faire plus d'une fois „ outre £ scence semblable. Mais nulle part on ne rencontre, a 1 nombreuses révisions de l'I. C h trace d'„n» ooete et aussi expérimentée. %£%£ T^ZrTZ
2; ^ n°ndiU SteterUm- ' Rlrmi ,6S ^vLurs e s œnvre, nous n en rencontrons pas qui soient capables d'autre chose, que de les effacer.
5° « Prends donc garde, et considère de qui le ministère t a été rem.s par l'imposition de la main de l'Évêque pe impositionem manus Episcopi. » IV. v, 9 P
Le texte dit : l'imposition de la main de l'Évêque et non, des ma,,, Pourquoi p Nous ^^ >
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doctrine du pieux auteur.
mains par 1 Eveque et par les prêtres qui l'assistent • a" h seconde, qu, est faite par l'Évêque et les prêtres, l'Évêque
-g LA DOCTRINE DU LIVRE DE I. C.
prononçant les paroles : « Oremus, fratres carissimi : » — cette imposition se fait à une seule main, la main droite : « Tarn Pontifex quam Sacerdotes tenent manus dexteras extensas super illos, » dit le Pontifical romain • — 3° la troisième, qui est faite après la Communion, à deux mains, par l'Évêque, pendant qu'il prononce les paroles : « Accipite Spiritum Sanctum. »
Évidemment l'auteur de 11. C. faisait et ne pouvait faire allusion qu'à la seconde imposition, quand il écrivait les paroles : « impositionem manus Episcopi. »
C'est que cette imposition de la main est en réalité le rite capital de l'ordination. La première imposition est une cérémonie, si peu nécessaire pour la validité du sacrement, qu'elle n'a pas été pratiquée primitivement, et quelle est encore inconnue des Orientaux. La troisième intervient lorsque l'ordinand a reçu l'ordre de la prêtrise et a déjà célébré la Messe avec l'Évêque. Elle est simplement déclarative et confirmative. La seconde seule est essentielle et totale. L'imposition de la main, accompagnée des paroles : « Oremus, fratres carissimi, » constitue la matière et la forme du sacrement. Sans cette imposition de la main de l'Évêque, l'ordination est nulle et il faut la recommencer.
6° Une des questions les plus difficiles du « Traité de l'Eucharistie » se rapporte au rôle de Jésus-Christ dans le sacrifice de la Messe. Il est certain, suivant les paroles du concile de Trente, que, dans le sacrifice de la Messe, « celui-là même qui s'offrit autrefois sur la croix, s'offre à présent par le ministère des prêtres, sans qu'il y ait de différence que dans la manière d'offrir. » (Sess. xxn, can. 2. ) Jésus-Christ est donc celui qui offre le Sacrifice principalement, car il n'est pas possible d'admettre que Notre-Seigneur ait un rôle subordonné, dans un acte comme celui du Sa-