chapitre du hvre IV. Dans le passage qui nous occupe
avoir recommandé la foi simple et ferme, il aboutit 1 '
commandation pratique : il faut que le prêtre ne s'approche
du grand oeuvre de la Messe qu'avec crainte et révérSce
et qu il n oubhe pas qu'il est le vicaire du Christ dans «
onctions de sacrificateur. Le but des considérations Séo
i que, présentées jusqu'ici par l'auteur se dévoile Si Fu
charnue est le plus gratuit de tous les dons, si la p ért Ke
sacerdotale l'emporte sur l'état angélique, si le rètr-t
~e du Christ, de quelle sainteté le ministr de, autel
ne do.t-,1 pas être revêtu pour correspondre au, favcu„
rgQ LA DOCTRINE DU LIVRE DE .1. C.
qui loi sont prodiguées? Noblesse oblige. Est-il possible de tant recevoir sans beaucoup accorder ? Les devoirs ne doivent-ils pas être corrélatifs aux droits ?
7° Une des plus difficiles questions de la haute théologie est celle que les auteurs désignent par les termes de prédestination, ante vel post praevisa mérita. L'auteur de PL C. embrasse formellement le sentiment de la prédestination, ante praevisa mérita, lorsqu'il fait dire au Seigneur : «Je dois être loué dans tous mes Saints, béni au-dessus de tout et honoré en chacun d'eux, les ayant comblés d'une telle gloire et prédestinés, sans qu'ils eussent précédemment aucun mérite j : Ego laudandus sum in omnibus Sanctis meis, Qgo super omnia benedicendus sum et honorandus in singulis, quos sic gloriose magnificavi et praedestinavi, sine ullis praecedentibus meritis propriis. » III. lviii, 18.
8° Un autre problème des plus intéressants et des plus difficiles à résoudre, nous disait Mgr Baudry, c'est de savoir comment Dieu élève la nature humaine à des opérations que naturellement elle n'était pas apte à faire. L'homme reste homme, et cependant il produit des effets que ne contenait pas sa nature. On appelle puissance obédientielle, la
« Les théologiens du dix-septième siècle n'avaient pas laissé de remarquer ce passage significatif. Nous en trouvons la preuve dans le texte suivant : « Non solum inter asceticos sed etiam inter eravissimos theologos locum sibi vindicat auctor libelli. R P Boierus professer meus plurimum observandus, cum,anno i6a8* ceteberrimam illam quœstionem : An prœdestinatio nat sine 'vel ex prœvisis meritis, pertractasset, et pro sententia sua (electionem seu prœdestinationem ad gloriam esse ante mérita absolute prsvisa) Divum Thomam, Scotum Bellarminum, 1 oletum, Salmeronem, Suarezium, aliosque adduxisset, qui veteres magno numéro pro se adducunt, subjicit : Inter quos miror non collocari sapientissimum virum Thomam de Kempis qui etiam hanc sententiam plane tenet, hb. III, cap. lviii, n 4. » (Heser. Dioptra Kempensis, p. 3o3.)