‹ La Doctrine du livre de Imitatione ChristiChapitre 327 sur 336 · LIVRE DIXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIEME

On s'est servi du passage suivant pour établir que saint François de Sales ne recommandait pas la lecture de TI. C: « Ayez toujours auprès de vous quelque beau livre de dévotion, comme ceux de saint Bonaventure, de Gerson, de Denys le Chartreux, de Louis de Blois, de Grenade, de Stella, d'Arias, de Pinelli, de Dupont, d'Avila, le Combat spirituel, les Confessions de saint Augustin, les Épîtres de saint Jérôme, ou autres semblables, et lisez-en tous les jours un peu avec grande dévotion, comme si vous lisiez

rendum ab iis qui vitae spirituali dant operam, cum viris gravissimis sentio. (Fabianus Justinianus, lib. II, De sac. concion., part. II.)

Prae omnibus hoc consilium quoad fieri potest, ut nullum diem dimittat, quin aliquid ex libello, quem Joanni Gersoni attribuunt, légat, vel singulis paginis, si plus non licet. Hune libellum optem tehabere perpetuum comitem, amicum,et fratrem,semper secum gestandum,.aut saltem prœsentem, ut saepe in manus queat sumi, legique. Dico enim verum, hune librum esse admirabilem, et auctorem ejus nosse colligere ex Sacra Scriptura, et Sanctorum doctrina, florem studii sui vincendi, et puritatis in spiritu. (Didacus Perez. Admon. Spirit., part. IV, titul. 20, cap. v.)

Quot periodos, tôt sententias pius continet libellus de I. C, ab omnibus piis ac devotis in manibus tritus et valde laudatus. (Justinus Miechoviensis, Ord. Praed., diseurs. 3q2 super Litanias Lauretanas.)

Quales animi dotes in auctore splenduerint, quanta in virtutibus exercitatio ! quanta vita sublimioris peritia ! quam sublimis secretissimorum Dei mvsteriorum sapientia ! quam profunda arcanœ theologiae penetratio ! quam intima cum Deo conversatio et conjunctio ! quam consummata in omnibus qua> ad vitae cœlestis institutionem attinent perfectio ! Quae omnia vix in quoquam... nisi post multa agonum exercitamenta reperire est, testem profero librum, judicem constituo lectorem... An libri istius compositio a calamo tantum, et non potiusab ingenio maximo, a summa sapientia, ab altissimo divinae scientise lumine. ab diuturna et versatissima virtutum omnium exercitatione atque magisterio pjndet ? Ac ne id gratis dictum sit : legantur capita liv et i.v libri tertii ; et cum illic incredibile animi acumen, et lumen sapientia?, in naturae gratiœque moribus distinguendis, in thesaurorum gratiae penetralibus, ubi multi ingeniorum . s ca-

ligarunt, reserandis, eluxerit, proferatur senténtia. (Quatremaire. Auctor iterum assertus, p. 5q.)

des lettres missives que les Saints vous eussent envoyées du ciel, pour vous en montrer le chemin, et vous donner courage d y aller. » (Vie dévote, liv. II, chap. xvn.)

Il est bien difficile de ne pas admettre, que saint François de Sales a eu l'intention de comprendre 11. C. parmi les livres cités dans ce texte, car tout le monde sait qu'au xvie siècle le pieux livre était communément appelé : le Gerson.

« Après l'Écriture sainte, il n'est point de livre si répandu et si universellement estimé, que celui de l'I. C. Il renferme toutes les règles, les pratiques et les maximes de la vie chrétienne la plus parfaite. » (Le Pelletier. Préface de la traduction.)

« Le livre de 17. C. est écrit avec une noble simplicité, une justesse méthodique, une onction à laquelle on ne peut se refuser, et une éloquence si persuasive et si victorieuse, qu'en le lisant, l'esprit se sent convaincu, le cœur touché et entraîné. » (Ibid.)

« L'esprit de piété, et l'onction de Dieu, est tellement répandu dans tout cet ouvrage, qu'on peut dire, selon l'Apôtre, qu'il est comme la bonne odeur de Jésus-Christ, qui se communique et se fait sentir à tous ceux qui en approchent. L'auteur y parle partout avec tant de charité, et tant de lumière, qu'il est visible que son ouvrage est plutôt une effusion de son cœur et de son ardente piété, qu'une production de son esprit et de sa science. Il écrit comme étant toujours attentif à Dieu, qui lui est présent, interrompant quelquefois son discours pour lui adresser la parole, et mêlant d'excellentes prières avec les instructions qu'il propose. » (Lenglet du Fresnoy. Avertiss., p. v.)

Le poète Ducis faisait de FI. C son veni-mecum. Dans son testament il lègue à un de ses amis, « qui lui a servi

Page 1