‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 135 sur 176 · Liv. V, 12, P. L., XLIV, col · texte numérisé non relu

Liv. V, 12, P. L., XLIV, col

2. Saint Augustin revient souvent cà l'affirmation que Josepli et Marie étaient unis par un vrai mariage, malgré le vœu de virginité de la Sainte Vierge et l'absence de tout acte conjugal entre les deux saints époux. — Gf. De nupt. et conc, I, 11, G. V., xlii, 2, p. 224; C. Jul., V, 12, P. L., XLIV, col. 810; De consensu Evangelîstarmn, II, I, P. L., XXXIV, col. 1071; Sermo 51, 16-29, P, L., XXXVIII, col. 342-350.

3. De nupt. et conc., I, 11, G. V., xlii, 2, p. 224 : « Propter quod fidèle conjugium parentes Ghristi vocari ambo meruerunt et non solum illa mater, vcrum etiam ille pater ejus sicut conjux matris ejus, utrumquc mente, non carne. »

4. Ibicl, p. 225 : « Omne itaque nuptiarum bonum impletum est in

C'est cependant au mariage chrétien de la Nouvelle Loi que saint Augustin se rapporte ordinairement quand il applique à l'union matrimoniale le prédicat de sacramentum. Il l'invoque pour expliquer la rigueur de l'indissolubilité que la doctrine évangélique attribue au lien conjugal. Si le mariage n'est pas le signe mystérieux d'une chose supérieure, et un sacramentum dont le sceau ineffaçable ne peut être violé par les hommes, on ne comprend pas pourquoi il est défendu aux époux de se séparer dans le cas d'un mariage stérile pour se chercher d'autres conjoints i.

Sans aucun doute, le mariage chrétien a ce cachet sacramentel que Ton recommande aux fidèles de l'Evangile de respecter, en évitant toute sorte de divorce ou de séparation, hors le cas d'adultère, afin de ne pas attirer sur eux le châtiment dont ils se rendraient dignes ^.

Le même sacramentum impose aux chrétiens d'observer scrupuleusement la loi de l'unité conjugale exigée d'ailleurs par le lien du mariage naturel, et leur interdit strictement de livrer leur propre épouse à la passion d'un autre homme^.

Enfin, la réponse du Christ lui-même aux Pharisiens (Math., XIX, 6), — quod Deus conjunxit homo non separet^, — et l'exhortation de saint Paul (Eph., v, 25), — uiri, diligite uxores vestras, sicut et Christus dilexit Ecclesiam, — sont des preuves irréfutables de l'existence d'un sacramentum dans le mariage ^.

illis parentibiis Christi, proies, fides, sacramentum. Prolem cognoscimiis ipsum Dominum Jesum, fidem quia nullum adulterium, sacramentum quia nullum divortium. »

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