‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 134 sur 176 · G. 7 et 24, G. V., xli, 3, p. 197 et · texte numérisé non relu

G. 7 et 24, G. V., xli, 3, p. 197 et

4. Quoique par une explication différente, Estius interprète les textes oîi saint Augustin semble exclure le sacramentum du mariage des païens, en parvenant, exclusion faite de petites nuances, à la même conclusion que nous venons de mentionner. Estius écrit : « Nam is (Augustinus) firmitati conjugii quae est apud fidèles, manifeste apponit

LE MARrAGE EN TANT QUE « SACHAMENTUM » 175

D'ailleurs, le De bono conjugali, écrit vers 401, a pu subir une modiâcation dans le texte que nous avons cité du Contra Julianum Pelagianum, écrit en 421 1.

Saint Augustin est plus explicite à propos du mariage de saint Joseph avec la Sainte Vierge Marie 2. Il n'y manque aucun des trois biens du mariage. Joseph et Marie étaient de vrais époux à cause de la parole qu'ils s'étaient donnée mutuellement; — « conjiix vocatur ex prima fide desponsationis », — Marie est devenue mère par l'œuvre du Saint- Esprit. Sa divine maternité la rendit supérieure à son époux, mais elle lui resta toujours égale sous le rapport de la fidélité; — « quia etiam fecunda sine viro proie dispar, fide compar ». C'est en raison de cette fidélité qu'ils ont mérité tous les deux que Jésus-Christ fût appelé leur fils 3. Ainsi dans la personne de Jésus se trouve le premier bien de leur mariage, proies; dans la loyauté qu'ils se sont toujours gardée, fides; dans l'absence de tout divorce ou séparation, sacramentum ^. 7

repudium ac dîssoliitionem conjugiorum gentilium, quam eorum matrimonia permittebant, non autem lex divina. Unde sicut lege divina indissolubilia erant infidelium conjugia — quod eo looo (De bono conj., G. 7). Augustinus non disputât, tametsi satis insinuet, — ita et rationem saoramenti oontinebant. Quam solutionem colligerc licet ex cap. 8, 18 et 24 ojusdem libri De bono conj., atque etiam ex loco allegato (G. 7) De fide et operîbus. Gum enim gentiles duo bona oonjaigii agnoscerent ac latis îegibus retinerent, prolem et fidem conjugalem ; tertiuin bonum, id est, saoramentum uti non agnosoebant, ita effectus ejus, id est, nexum conjugii indissolubilem non retinebant ; oum alioqui ipso jure divine rêvera indissolubilia essent etiam illorum conjugia, ideoque eodem jure divortium respuerunt etiam ob causam fornicationis, ut in îis quoque looum habeat illud Augustini : saoramentum quia nullum divortium, tametsi non pari gradu cum conjugiis fidelium. » {Com. in IVum Sent. dist. 26, § 6, p. 67. Parisiîs, 1638).

Page 1