De bono conj., 9, C. V., xli, 3, p
2. Ibid., 24, p. 226 : « Bonum igitur nuptiarum per omnes pentes atqiie omnes hominos in causa gcncrandi est et in flde castitatis ; quod autem ad popiilum Dei pertinet etiam in sanctitate saoramenti. » — De pec. oing., 34, C. V., xlii, 2, p. 197 : « Bonum ergo sunt nuptiae in omnibus quae sunt propria nuptiarum. Haec autcm tria sunt : gène-
La génération consiste dans la procréation des enfants, et dans leur régénération morale; la fidélité doit surpasser celle qu'observent les païens jaloux du corps de leur conjoint, pour convenir à des chrétiens craignant Tadultère pour l'offense qu'il fait à Dieu et espérant de celui-ci le prix de leur loyauté; le sacrement lie les deux époux pour toujours, même dans le cas d'adultère ou de séparation ^. Pour la génération, l'Apôtre écrit : « Volo juniores nubere, filios procreare, maires familias esse » (Tim., v, 14) ; pour la fidélité : « uxor non habet potestatem corporis sut, sed vir; similiter et vir non habet potestatem corporis sui, sed mulier » (I Cor., vu, 4) ; pour le sacrement : « uxorem a viro non discedere; quodsi discesserit, manere innuptam aut viro suo reconciliarij et vir uxorem. non dimiitat » (I Cor., vu, 10,11)3.
Cette trilogie forme les trois colonnes qui supportent toute la doctrine de saint Augustin sur le mariage. Tous les autres biens de la société conjugale émanent de ces trois sources. Toutes les propriétés essentielles du mariage sont encadrées dans cette triple formule.
Le mariage est un état de vie honnête, parce qu'il est une société indissoluble de l'homme et de la femme, instituée par Dieu, symbolisant une union mystique et sainte, obligeant les deux époux à une chaste et mutuelle fidélité, en vue de la génération physique et de la régénération morale des enfants.
On pourrait arriver ainsi à une synthèse de toute la doctrine de révêque d'Hippone sur le mariage.
randi ordinatio, Mes pudicitiae, connubii sacramentum. » — Cf. De bono vîd., 4, C. V., XLi, 3, p. 308.