lUd., 11, p. 202. — De hono vid., 5, Ibid., p
4. De sancta virg., 19, C. V., xli, 3, p. 252 : « Nam cum error uterque sit, vel aequare sanctae virginitati nuptias vel damnare, nimis invicem fugiendo duo isti errores adversa fronte confligunt, quia veritatis médium tenere noluerunt : quo et certa ratione et sanctarum soripturarum auotoritate neo pecoatum esse nuptias invenimus neo eas bôno vel virginalis continentiae vel etiam vidualis aequamus. »
5. Ibid., 21, p. 256 : « Nos autem secundum soripturarum sanctarum fidem sanamque doctrinam nec peccatum esse dicimus nuptias, et earum tamen bonum non solum infra virginalem, vcrum etiam infra vidualem continentiam constituimus. »
Cette bonté morale est d'autant plus inhérente à la nature même du mariage, qu'elle lui appartient dès le moment où Dieu institua cet état de vie. Les raisons qui rendent bon le mariage d'aujourd'hui, ennoblissaient également le mariage d'Adam et d'Eve avant le péché.
Malgré l'insistance et l'opiniâtreté de son apologie du mariage, saint Augustin ne le place pas au rang des biens désirables en eux-mêmes ; il le met au rang des biens nécessaires pour arriver à d'autres biens supérieurs. « Il faut considérer, dit-il, que parmi les biens que Dieu nous donne, les uns sont « propter se ipsa expetenda » comme la sagesse, la santé, l'amitié; les autres sont « propter aliquid necessaria » comme la science, le manger, le boire, le sommeil, le mariage, l'acte conjugal. Parmi ces derniers, quelques-uns sont nécessaires pour parvenir à la sagesse, par exemple, la science; d'autres pour conserver la santé, comme la nourriture, la boisson, le sommeil; d'autres encore pour entretenir l'amitié, comme le mariage, car c'est de là que vient la propagation du genre humain, où l'amitié sociale est un grand bien ^ »
Le mariage est donc un bien destiné de sa nature à rechercher d'autres biens supérieurs. Il est un moyen ordonné à un but plus élevé.
Quelles sont les causes qui rendent le mariage honnête de sa nature, ou, en d'autres termes, quels biens trouve-t-on dans le mariage pour y reconnaître une vraie bonté morale?
Saint Augustin nous donne la réponse en beaucoup d'endroits et toujours en termes choisis : la géiiération, la fidélité conjugale et le sacrement. Ce sont les trois biens du mariage. Les deux premiers lui appartiennent chez tous les peuples ; le troisième surtout chez le peuple chrétien 2.