‹ La doctrine scolastique du droit de guerreChapitre 113 sur 277 · Chapitre premier Ecrivains divers · texte numérisé non relu

Chapitre premier Ecrivains divers

128. — Saint Egbert, archevêque d'York, ne en 678, mort en 766. On a de lui une collection d'extraits des Saints Pères et un Pénitentiel, dans lequel on lit (lib. I, c. 24 : De variis homic.idiis) :

« Si un homme a donné la mort à un autre dans un combat public ou par nécessité, en reprenant par la force une chose appartenant à son maître, qu'il jeune durant quarante jours » (Migne, LXXXIX,

129. — Saint Agobard, né en 779 ; choisi comme coadjuteur par l'évequede Lyon Leidrade, en 808, il lui succéda en 814 ; mort en 840. Nous avons cité dans la première partie (n° 65, note 1) plusieurs passages d'un mémoire adressé par lui à l'empereur Louis le Pieux, au sujet de la loi Burgonde et des duels judiciaires (Migne, CIV, p. 114 et suiv.). On remarquera que saint Agobard combat l'idée fausse, très répandue à cette époque (ainsi que le fait voir une réponse de Gondebaud à saint Avit, qu'il rapporte à la fin de son mémoire), que les guerres entre les nations, de môme que les combats entre les particuliers, représentent le jugement de Dieu, et que la victoire va toujours à celui dont la cause est juste.

130. — Raban Maur, né en 776 ; abbé de Fulda (abbaye de Bénédictins aux environs de Cassel) de 82*2 à S42 ; évêque de Mayence en 847 ; mort en 856. 11 fut célèbre par son érudition et laissa divers ouvrages, au nombre desquels un Péniienliel. Dans celui-ci, on trouve reproduite (cap. \\ , De his quiqiiemlibel occidiinl jiissn prinripis) une lettre adressée par lui à l'évèque Héribald (voir n°' 69 et 144), dans laquelle il exprime

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