XXVI PREFACE
très que soulèvent les relations juridiques entre les différents Etats ; et ces questions multiples demanderaient à être étudiées dans un esprit chrétien et à la lumière des principes théologiques. Or ni les gouvernements, ni les individus ne connaissent plus ces principes. Le u coup d'Agadir » au Maroc, l'invasion de la Tripolitaine par le.>5 Italiens, les guerres balkaniques ne le montraient que trop, -c II Fallait rétablir le droit des gens sur les bases de la morale chrétienne. » Cette idée s empara de l'esprit de Vanderpol, et, mûrie par lui, aboutit à une réorganisation de la Ligue française de la paix, et surtout à la création d'une « Union internationale pour Tétude du droit des gens d'après les principes chrétiens ».
17. Vanderpol avait d'abord conçu cette Union sous la forme d'un Institut, placé sous le patronage des Ligues de la paix, et divisé en trois sections : théologie, histoire, droit (1). Encouragé par les cardinaux Coullié, Amette, Bourne, et Mercier^ il soumit son projet à une réunion internationale, composée d'un certain nombre de catholiques notoires de France, de Belgique, de Hollande, de Suisse, d'Italie, et d'Angleterre, qui se tint à Paris les 16 et 17 juin 1912 (2), Le projet fut assez sensiblement modifié par les discussions de l'assemblée. Celle-ci écarta notamment le patronage des Ligues, et sépara complètement le programme d'étude du programme d'action. Mais l'idée mère était acceptée en principe, et le siège de la nouvelle Union fixé d'un commun accord à Louvain : l'assemblée avait tenu à choisir une ville située dans un pays neutre, afin de ne froisser aucune susceptibilité: la Belgique était tout indiquée ; elle avait voulu aussi une ville dotée d'une Université catholique florissante : Louvain, plus que toute autre, remplissait cette condition. Un généreux ano. nyme mit de suite une somme de 25.000 francs à la disposition
(1) Cf. les articles de Vanderpol dans le Bullelin, n° i9.
(2) Cette réunion fut assez difficile à organiser. Elle c»ûta à Vanderpol u une correspondance folle : 28 francs de timbres en quatre jours ! > {Sote trouvée dans ses papiers).