‹ La doctrine scolastique du droit de guerreChapitre 184 sur 277 · Summa Sylvestrina, v» Bellum · texte numérisé non relu

Summa Sylvestrina, v» Bellum

l'Etat, de la dévastation de nombreuses cités, delà mort d'une grande quantité d'hommes, si elle doit amener des inimitiés entre princes ou provoquer de nouvelles guerres pour le plus grand mal de l'Eglise, si elle doit permettre aux païens d'envahir et d'occuper des territoires chrétiens, le prince doit alors, sans aucun doute, renoncera son droit et s'abstenir de la guerre. Il est clair, en effet, que si le roi de France, par exemple, avait des droits sur Milan, mais que la guerre dût être, et pour le royaume de France et pour la province de Milan, la source de maux intolérables et de graves calamités, il ne lui serait pas permis de les faire valoir par la guerre : car celle-ci doit se faire pour le bien de la France ou de la province de Milan ; quand donc, au contraire, la guerre doit avoir comme résultat de grandes calamités pour toutes les deux, elle ne saurait être juste.

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