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Vanderpol 23
sent être mis à mort sans que, à proprement parler, la justice soit violée. Mais dans la guerre, il y a beaucoup de coutumes établies par le droit des gens, et il paraît être admis par les habitudes et les usages de la guerre que, une fois la victoire remportée et tout danger écarté, les prisonniers, à moins qu'ils n'aient pris la fuite, ne sont pas mis à mort ; et il faut se conformer au droit des gens dans la mesure où les hommes de bien ont coutume de le faire. En ce qui concerne ceux qui se sont rendus, je n'ai jamais lu ni entendu dire qu'une pareille coutume existât ; il y a plus : dans les redditions des places fortes ou des villes, ceux qui se rendent stipulent d'ordinaire qu'ils auront la vie sauve et n'auront pas à craindre pour leurs têtes : c'est donc qu'ils craignent d'être mis à mort s'ils se rendaient simplement et sans conditions ; et nous lisons dans l'histoire que cela est quelquefois arrivé. Il ne semble donc pas inique, lorsqu'une place fortifiée s'est rendue sans condition, qu'un édit du prince ou du juge condamne à mort quelques-uns des principaux coupables.