‹ La doctrine scolastique du droit de guerreChapitre 2 sur 277 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

liers, et il y fit toutes ses études classiques. Reçu bachelier, il songea à se présenter à l'Ecole polytechnique, et suivit au lycée (le Lille le cours de mathématiques spéciales. Son professeur l'ayant dissuadé d'affronter le concours de l'Ecole polytechnique sous prétexte qu'il n'avait pas suffisamment d'aptitude pour les mathématiques, V^anderpol se tourna vers l'Ecole centrale des Arts et Manufactures, où il fut reçu dans les dix premiers en novembre 1873. Il en sortit en 1876 avec le diplôme d'ingénieur.

Il fit alors, en 1876-1877, son année de service militaire à Versailles, comme engagé conditionnel dans le génie. Il vint ensuite s'installer à Lyon, où il débuta dans le cabinet d'ingénieur civil de M. Lombard-Gérin. 11 y fut chargé de la construction d'une des premières usines de tissage mécanique établies dans la région de Pont-de-Beauvoisin. Doué d'une grande activité et d'une capacité de travail extraordinaire, porté aussi par la tendance de son esprit vers les questions philosophiques et sociales, le jeune ingénieur s'était fait inscrire, dès le mois de novembre 1877, à la Faculté de droit de Lyon, où il continua les études juridiques qu'il avait commencées pendant son service militaire à Versailles. Quoique dispensé de suivre les cours, il obtint en seconde année un prix de procédure civile, et passa brillamment l'examen de licence en 1880. Les circonstances l'empêchèrent de pousser jusqu'au doctorat. H fut en efTet, le P' novembre 1880, nommé ingénieur de la voirie municipale de Lyon, en qualité d'adjoint à l'ingénieur en chef. Sans être attaché à aucun service particulier, il s'occupa plus spécialement de celui des ponts ; il resta à la voirie jusqu'à la fin de juillet 1884 (1).

2. Il était alors marié et déjà père de famille. Il avait épousé, le 12 août 1882, Mlle /ea/7/2e-Marie-Claudine Berger, de Lyon, et un premier fils, Jules-Xnms, était né de cette

(1) Renseignements extraits d'une Lettre de Madame Vanderpol, du 29 septembre 1017 ; — et d'une Xotice nécrologique^ consacrée à Vanderpol, en novembre 1915, par M, Godinot, président de la Société d'agriculture», •sciences, et industrie de Lvon.

PRKFACE IX

union le 28 juillet 1883. Un second fils, Ilenri-Aunc, né le 7 novembre 1881, fut enlevé à la tendresse de ses parents, par un accident de voiture survenu dans la rue, le 13 Février 18S8. Deux (illes naquirent ensuite : Anne-Marie-FéUx-Ji\\i^, le 3 juin 1886 ; Germame-Marie-Honorine, le 13 février 1889 ; puis un dernier fils, /lf//'/c/?-Jul es-Marie, le 17 août 1894 (1).

En ((uittant la voirie de Lyon, Vanderpol était entré comme ingénieur dans la maison Brunt, dont une des spécialités était la fabrication des compteurs à gaz. Après avoir imprimé un nouvel essor aux affaires de cette maison, il s'associa avec MM. Maldant Dupoy, également fabricants de compteurs. Il fonda une succursale à Lyon, puis une autre en Italie. Jusqu'à la fin de sa vie, il resta directeur administrateur de cette entreprise, ce qui l'obligeait à faire à Paris des voyages mensuels, pendant lesquels j'avais le plaisir de le voir. Entre temps, il s'occupait aussi d'expertises. 11 fut nommé expert près des tribunaux, et acquit dans le monde judiciaire une certaine renommée due à la précision de ses rapports (2).

3. Aux occupations professionnelles, Vanderpol joignit les occupations scientifiques. Dès 1880, il se fit admettre dans la Société des sciences industrielles de Lyon, dont il devint en 1885 le secrétaire général. En 1883, il fut nommé membre titulaire de la Société d'agricultare^ sciences, et arts utiles de Lyon, qui devait en 1894 fusionner avec la précédente, sous le nom de Société d'agriculture, sciences, et industrie de Lyon. De cette fusion, dont il n'était pas le promoteur, Vanderpol fut le principal artisan. Avec la chaleur et la ténacité] qu'il mettait à défendre ses convictions, il parvint à triompher de certaines résistances, et réussit amener à bien l'opération. C'est grûce à lui que la Société d'agriculture, vieille de plus d'un siècle et demi, ne perdit pas complètement son nom, et qu'elle put, en augmentant le nombre de ses membres, augmenter par là même sa production. En 1905, Vanderpol fut

(1) Lettre précitée de Mme Vanderpol.

(2) Notice précitée de M, Godiiiot.

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