X PRÉFACE
nommé par acclamation serréinire général de la Société, qu'il s'agissait de réorganiser sur des bases nouvelles, et dont on voulait élargir l'influence en la mettant, par des conférences, en relations avec le public. Dans ces deux circonstances, Vanderpol se montra à la fois respectueux des traditions et novateur éclairé (1). En 1890, il avait été nommé membre associé de la Société technique du gaz en France, et avait depuis pris part aux différents congrès organisés par cette Société, notamment en 1892 et 1910 (2).
4. Aux occupations scientifiques, Vanderpol ajouta les occupations charitables. Catholique fervent, son concours était acquis à toutes les bonnes œuvres ; mais sa charité avait des raffinements : sa main gauche ignorait ce que donnait sa main droite. Avec un désintéressement absolu, qui a toujours été l'un des principaux traits de son caractère, et qu'il pratiquait même dans ses opérations industrielles et commerciales, il cherchait, pour que sa bienfaisance restât voilée, des « détours ingénieux ». Combien de traits de cette charité ne sont connus que du « Père qui voit dans le secret » (3) !
En 1890, un petit groupe d'hommes généreux eut l'idée d'entreprendre l'organisation, dans le Sud-Est de la France, du sauvetage des enfants moralement abandonnés, qu'une loi récente (1889) était venue faciliter. Il se produisit à cette occasion, à Lyon, un véritable mouvement d' « union sacrée » ; des hommes séparés par leurs opinions politiques et leurs
(1) M. Godinot, ibid.^ p. 2, lui rend ce témoignage : « A la Société d'agriculture, sciences, et industrie, où Vanderpol remplissait le poste très honorifique, mais aussi très absorbant de secrétaire général, le recrutement de nos membres était un de ses principaux soucis ; la recherche des sujets à traiter dans nos conférences était aussi une de ses préoccupations ; il sollicitait les uns, harcelait les autres ; car, travailleur acharné, il n'admettait pas que ses camarades et collègues restassent inoccupés, et n'était satisfait que lorsqu'il avait obtenu d'eux une production quelconque dans le domaine scientifique ou industriel... »
(2) Godinot, ibid., p. 3 et 4.
(3) Godinot, ibid., p. 1 ; — et Ehrhard, Paroles prononcées aux obsèques, dans le Bulletin de VAssociaiion amicale des anciens élèves de l'Ecole centrale, n* de juillet 1915, p. 1P2.