Chapitre premier. — Notice sur François Suarez
S I. Sa vie, 306. — S 2. Sa doctrine et ses ouvrages, 307.
Chapitre II. — Thaduction du livre « De Bello )>. Définition de la guerre, 308.
S I. La guerre est-elle un mal en soi ? — Double erreur à ce sujet, 309.
— Première conclusion : Réfutation tirée de la Foi et des Ecritures, 310 ; objections, 311 ; réponses aux objections et confirmation de la première conclusion, 312. — Deuxième conclusion : La guerre défensive n'est pas seulement permise ; elle est parfois ordonnée, 313 ; objection et réponse à l'objection, 314. — Troisième conclusion : La guerre offensive elle-même n'est pas un mal en soi : elle peut être honnête et nécessaire, 315 ; de la guerre défensive et de la guerre agressive ou ofTensive, 316. — Quatrième conclusion : Pour que la guerre soit faite honnêtement, plusieurs conditions sont requises,
S 2. De Vautorité légitime pouvant déclarer la guerre. — Première conclusion : Le prince ou Etat souverain a l'autorité légitime pour déclarer la guerre, 318~ — Deuxième conclusion : Un Etat imparfait ne peut justement déclarer la guerre sans l'autorisation de son supérieur, 319 ; réserves de Victoria et d'autres auteurs, 320 ; trois observations sur ce même sujet, 321 ; des caractères de la souveraineté, 322; comment les princes chrétiens sont soumis au pape. 323.
— Troisième conclusion : Toute guerre entreprise sans autorité légitime est contraire à la justice, 324 ; solution d'une question douteuse, concernant les guerres entreprises malgré la c'éfense du Souverain Pontife, 325.
S 3. Est-il permis aux clercs de déclarer la guerre et d'y prendre part ?
— Exposé de la question, 326. — Première conclusion : Concernant les prélats qui sont seigneurs temporels, 327. — Deuxième conclusion : Le droit ecclésiastique défend aux clercs de prendre en personne part à une guerre, 328 ; conséquences de cette deuxième conclusion, 329. — Troisième conclusion : Ce précepte oblige sous peine de péché mortel, 330 ; les clercs qui font la guerre deviennent-ils irréguliers ? 331 ; double objection à la solution proposée et réponses, 332.
S 4. Quels sont les justes titres de guerre d'après la raison naturelle ? — Première conclusion : Aucune guerre ne peut être juste si elle n'a pas une cause légitime et nécessaire, 333 ; première observation : La cause doit être grave et proportionnée aux maux de la guerre, 334 ; seconde observation : L'injure peut être faite au prince, à ses sujets, ses alliés ou ses amis, 335 ; troisième observation : double réclamation possible en cas de violation d'un droit. 336. — Deuxième conclusion : Une juste cause de guerre, c'est que celui qui a violé un droit soit puni s'il refuse une juste réparation, 337 ; double objection : 1° 11 est défendu de rendre le mal pour le mal ; 2° La même personne est juge et partie, 338 ; réponse à -la seconde objection, 339. — Troisième conclusion : Une guerre entreprise sans juste cause est contraire à la justice, 340 ; atténuation à ce qui précède, 341 ; conclusion de Gajétan, et réponse, 342 .
S 5. Existe-i-il pour les princes chrétiens des justes titres de guerre autres que ceux qu'indique la raison naturelle ? — Opinions ajjirmatives. Pre-
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micr et second titres invoqués : l'infidélité ; venger Dieu, 343 ; argument tiré de rEcriturc sainte, 344 ; observations supplémentaires, 345. Troisième titre, h rejeter absolument : le domaine temporel souverain du pape et de l'empereur, 346. Quatrième titre : L'incapacité des barbares h se conduire eux-mêmes, 347. -- Solution de la question posée : — Première conclusion : Il n'y a aucun juste titre de guerre spécial aux princes chrétiens, qui n'ait son fondement dans la loi naturelle, 348. — Deuxième conclusion: La défense d'innocents peut se présenter pour eux sous une forme particulière, 349. — Troisième conclusion : Dans une certaine mesure, elle peut aussi se présenter pour les princes infidèles sous une forme analogue, 350.
S 6. De la certitude requise au sujet de la juste cause d'une guerre pour que celle-ci soit juste ? — Première conclusion, en deux parties : a) Le souverain doit étudier avec soin la cause de la guerre et sa justice ; b) Cela fait, il doit agir conformément h sa conviction ainsi acquise, 351. — Explication de la seconde partie : Cas d'une plus grande probabilité d'un côté, 352 ; Cas où les probabilités sont égales de part et d'autre : a) l'une des parties est en possession, 353 ; b) ni l'une ni l'autre des parties n'est en possession, 354 ; en cas de doute, il faut s'en remettre au jugement d'un homme de bien, 355 ; observations relatives à la proposition précédente, 356. — Deuxième conclusion, relative aux chefs, 357. — Troisième conclusion, pour le commun des soldats, 358 ; réserves de Sylvestre et d'Adrien, 359 ; opinion générale relative aux soldats mercenaires qui ne sont pas sujets, 360 ; arguments contraires à cette opinion, 361 ; solution de Suarez, 362.
S 7. Quelle est la manière convenable de Jaire la guerre? — Exposé des questions soulevées, 363. Examen des trois dernières questions, 364. — Première question : Première conclusion, en deux parties : a) Avant d'entreprendre une guerre, le prince doit exposer à l'Etat adverse la cause de la guerre et demander une réparation ; 6) Si celle-ci lui est accordée, il est tenu de l'accepter, 365 ; réserve de Gajétan, 366 ; rejet de la réserve de Cajétan, 367. — Deuxième conclusion : Il est permis de causer aux ennemis tous les dommages nécessaires pour arriver à la victoire, 368. — Troisième conclusion : On peut imposer à l'Etat vaincu des obligations qui représentent la juste punition et la réparation des dommages causés, ainsi que la restitution de ce qui est dû, 369 ; des biens qui n'appartiennent pas aux ennemis, 370 ; modifications provenant du droit positif, 371. — Seconde question : Quels sont ceux qui chez les ennemis sont responsables ? 372. — Quatrième conclusion : Si les dommages causés aux coupables sont suffisants pour permettre la restitution et la satisfaction légitimes, ils ne peuvent être étendus aux innocents, 373. — Cinquième conclusion : Si cela est nécessaire pour obtenir une pleine satisfaction, il est permis d'enlever aux innocents leurs biens et leur liberté, 374 ; première observation, relative aux chrétiens, 375 ; seconde observation, concernant les biens et les
personnes des clercs, 376. — Sixième conclusion : On ne peut pour aucune raison mettre des innocents à mort, même sous prétexte qu'autrement l'Etat coupable ne serait pas suffisamment puni. 377 ; réponse à un argument tiré de 1 Ecriture sainte, 378 ; raison de la seconde partie de la sixième conclusion, 379 ; arguments opposés à ce qui précède, 380 ; réponses à ces arguments, 381. — Septième conclusion : Le prince peut disposer des biens des ennemis dans la mesure où cela est nécessaire pour assurer dans l'avenir la tranquillité et la paix. 382. — Huitième conclusion: Une guerre peut être conforme à la justice, mais opposée à la charité ou à une autre vertu, 383. Première question : Une guerre qui se fait volontaire, ment de chaque côté, sans cause légitime, est-elle opposée à la charité ou à la justice ? 384. Seconde question : Peut-on se servir d'embûches à la guerre ? 385. Troisième question : La guerre estelle permise les jours de fête ? 386. Quatrième question : Est-ce une faute pour un prince chrétien d'appeler à son secours des princes infidèles ou de leur prêter son secours dans une guerre juste ? 387.
CINQUIÈME SECTION. — Le » De Indis » de Victoria.