‹ La doctrine scolastique du droit de guerreChapitre 31 sur 277 · i) Genèse · texte numérisé non relu

i) Genèse

(2) Saint Thomas, Somme, I, 2, qii. CVII, art. ult.

(3) Saint Jacques, I, 25.

(4) Alors que les catholiques sont généralement d'accord entre eux à ce sujet, Luther a dénié aux Chrétiens le droit de prendre les armes, même contre les Turcs : il s'appuie pour cela, tant sur les passages de l'Koriture rapportas plus haut, que sur l'nrgument suivant : Si les Turcs envahissent la Chrétienté, c'est que telle est la volonté de Dieu, à laquelle il n'est pas permis de résister. En cette matière, il n'a pas réussi, comme pour d'autres de ses dogmes, à imposer ses idées aux Germains, peuple né pour les armes (Victoria, n° 244).

Ç)} Il faut bien remarquer (|ue si la loi naturelle permet la guerre, ce n'est pas elle qui l'a établie.

u Tar le fait, dit Suarez {f)e Icgibun, liv. II, ch. xix, S : Voir IIl' partie, n» 520), « que le droit de giicrnî repose sur le pouvoir qu'a tout État, ou toute autorité « suprême, de punir, de venger, ou de réparer une injustice dont il a été vlictme, « ce droit relève du droil des gens ; car il n'était pas, uniquement au point de vue « de la raison naturelle, indispensable que ce pouvoir existât dans IKlal oHonsé ; « les hommes auraient pu établir un autre mode de vindicte, par exemple, remet- « tre ce pouvoir à une tierce puisnanre, rinfitituer arbitre, avec pouvoir coercitif :

Page 1