CIT
§ 3. — Cas où il n'y a pas lieu à restitution, bien que la guerre soit injuste.
100- — Il faut comprendre, dit Sylvestre (Summa. Sylv., v° bellum), que la troisième condition de la guerre juste (l'intention droite) est requise pour éviter une faute, mais qu'elle n'empêche pas de conserver ce que l'on a pris dans la guerre ; car la mauvaise intention n'influe pas sur la justice ou l'injustice desquelles dépend le droit de retenir, ou l'obligation de restituer ce que l'on a pris. — C'est l'opinion de tous les auteurs (1).
99. = (1) Tel n'est pas l'avis do Suarez (voir n» 385). « Si l'une des parties avait, par exemple, violé la foi promise, l'autre serait de son côté libérée de sa promesse; car l'équité demande que l'on sous-entende cette condition. » Suarez paraît demander que, dans ce cas, on prévienne l'adversaire.