‹ La Doctrine Sociale de Duguit: Ses Idées sur le Syndicalisme et la Représentation ProfessionnelleChapitre 22 sur 50 · ART Y HER · texte numérisé non relu

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il ne doit pas avoir des intermédiaires, Duguit a jugé plus prudent de le canaliser en l’étatisant (1).

C’est par suite de sa théorie sur les rapports de l’économie et de la politique que Duguit a ainsi qualifié le mouvement existant. Voyant dans la division du travail la clef de voûte de toute la vie sociale, Duguit a tâché par elie d’expliquer et de construire sa théorie sur les rapports de l’économique et du politique. Il reconnaît à la division du travail sa force déterminante pour tout ce qui a lieu dans la société. D’elle naïssent toutes les classes qui sont les véritables puissances éconcmiques et sociales de notre époque. Donc, il ne faut pas n’en pas tenir compte. Maïs Duguit sait également qu’à côté et audessus d'elles, ti y a la politique qui synthétise et couronne tout. Autrefois, la politique primait tout; il se passait et de J’économique:et du: social. Mais avec l’intensification de la division du travail et parallèlement à elle, les forces économiques et sociales reprennent leur place. La politique tâche: de les englober et de les admettre comme ses composantes nécessaires- Cela donc premièrement par suite de la nécessité de né pas avoir contre soi les vraies forces en raison de la division du travail qui, en tant que base de la vie sociale, ne pourrait dans ses résultats immédiats se voir en opposition avec la politique qui doit 'incontestablement aussi diriger et créer la vie sociale. Done, Duguit veut concilier la politique avec les données de la division du travail. D’où le politique comme couronnement de tout doit nécessairement englober les forces économiques et sociales résultant de la division du: travial social et compter avec elles. Mais Duguit également, en mettant en relief la dépendance de la politique et de l’économie ne demande pas par là la priorité des forces économiques et sociales comme Marx l’avait fait. Il considère cela comme la grande erreur du marxisme, car, d’après lui, à côté des puissances économiques et sociales, il y a d’autres forces qui ne doivent pas non plus être négligées.

(1) Duguit : Traité, t. I, p. 668.

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