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DE SAINT THOMAS d'aQUIN. 175
cessaire pour le salut des âmes ; il pouvait prendre d'autres moyens pour atteindre le même but^ mais il a voulu choisir celui qui, plus que tout autre, devait nous prouver l'immensité de son amour.
Ne soyons pas ingrats. Nous ne rendrons jamais à Jésus amour pour amour, mais au moins elforçons-nous d'accepter les croix bien moins lourdes que la sienne qu'il daigne nous otïVir, et de conformer notre vie tout entière aux enseignements et aux exemples de Celui qui est mort par amour pour nous.
Au matin du troisième jour qui suivit la mort du Sauveur, les saintes femmes vinrent au sépulcre; un Ange descendit du ciel et s'assit sur la pierre du tombeau. Les gardes étaient épouvantés, mais l'Ange dit aux saintes femmes : Ne craignez |>as, je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n'est pas ici, il est ressuscité ainsi qu'il l'avait annoncé.
Notre-Seigneur, en effet, ressuscita d'entre les morts le troisième jour. La résurrection du Christ est la base inébranlable de notre foi et le gage de notre espérance. Si Jésus n'est pas ressuscité, notre foi est vaine et la prédication de l'Évangile est inutile (1); si le dernier cri qu'il a poussé sur la croix est la manifestation suprême de sa vie, que reste-t-il du Sauveur? Le souvenir de la personnalité la plus haute de l'histoire, le nom le plus grand devant lequel tous les autres s'inclinent, la doctrine la plus sublime qui ait jamais été enseignée aux hommes ; mais s'il n'est pas ressuscité, son souvenir, son nom et sa doctrine sont à jamais voilés par les ombres du tombeau. Non, non, Jésus-Christ n'a pas subi le sort réservé aux