Exode, m
l^•Jf^^ LA DOCTRINR SPIRITUELLE
qu'il soitcniciflét qu'il soi* crucifié I Pilate hésitait, mais en entenaanl celte menace : si vous ne le condamnez pas, vous n'êtes pas l'ami de César, Pilate eut peur, et d l.vra
Noire-Seigneur tombe alors dans le troisième excès de sa Passion, excès de souffrances telles qu'il a pu dire par la bouche d'un prophète : voyez s'il est une douleur comparable à la mienne (1). Tous ses membres ont ete declnrés par la flaRelktion, son front est ceint d'une couronne d'épines, il succombe trois fois sous le fardeau de sa croix, les clous enfoncés dans ses pieds et dans ses mams lui font endurer une torture effroyable, car, selon la remarque de saint Thomas (2), les pieds et les mams sont le siège d'une excessive sensibilité. Gomme si ce n'était pas assez des bourreaux ameutés contre lui, Dieu, son Père, semble se détourner de Notre-Seigneur chargé des iniquités du monde. .
Les hommes peuvent faire souffrir beaucoup, mais il y a au fond de toute àme un refuge inaccessible aux traits dirigés par des mains mortelles et où la victime trouve encore quelques consolations, même au milieu du plus affreux suppli< e. Seul, le bras de Dieu est assez ort pour faire pénétrer le glaive jusque dans ces profonds replis- Cette douleur ne fut pas épargnée à Jésus et elle lui arracha cette plainte déchirante : Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné t
Le quatrième et dernier excès de Notre-Seigneur dans sa Passion et celui qui les explique tous, c'est l'excès d'amour. Jésus-Christ a aimé le monde jusqu'à donner sa vie pour le racheter. Sa mort n'était pas sans doute ne-