DE LA SAINTE COMMUNION
Pour recevoir dignement le Sacrement de l'Eucharistie, il faut être en état de grâce et à jeun. Celui qui, étant en état de péché mortel, recevrait le corps du Christ commettrait un sacrilège, il mangerait et il boirait sa propre condamnation (1).
Il faut de plus être à jeun, c'est-à-dire, n'avoir rien pris depuis minuit. L'Église a établi cette règle par respect pour le divin Sacrement : il n'y a d'exception que pour les malades qui reçoivent l'Eucharistie en viatique.
Les deux conditions précédentes sont d'une nécessité absolue, mais les âmes vraiment intérieures ne s'en contentent pas; elles se préparent à la Sainte Communion par de vifs sentiments de foi, d'humilité et d'amour.
Sans doute, nous avons la foi en la présence du Christ dans le Sacrement de l'Eucharistie, mais cette foi est endormie ; c'est au moment de la Sainte Communion qu'il faut la réveiller et lui rendre toute son énergie. Mettons-