‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 137 sur 297 · LE PÉCHÉ VÉNIEL · texte numérisé non relu

LE PÉCHÉ VÉNIEL

Considérés au point de vue le plus général, les péchés se divisent en péché d'origine et en péchés personnels. Les péchés personnels, à leur tour, comprennent les péchés mortels et les péchés véniels.

Le péché mortel consiste dans le mouvement de la volonté se détournant du Bien immuable et infini et se dirigeant vers un bien périssable (1). On Tappelle mortel parce qu'il enlève à l'àme le prmcipe de la vie surnaturelle, la grâce divine.

Quand nous avons eu le malheur de commettre un péché mortel, notre impérieux devoir est d'aller l'effacer dans les eaux salutaires du Sacrement de Pénitence. Il faut avoir bien peu souci de son salut pour différer une affaire où les intérêts les plus graves sont engagés. Les bons chrétiens ne peuvent pas supporter le fardeau d'un péché mortel et ils se hâtent d'en implorer le pardon ; mais il n'en est pas de même quand il s'agit du péché véniel. On le commet sans trop de scrupules ou, du moins, on n'est pas suffisamment en garde contre lui. Il fait cependant de

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