INFIME PERFECTION DE DIEU
La contemplation est parfaite, dit saint Thomas (1), lorsque l'intelligence s'élève à la hauteur de l'objet de sa méditation ; mais si elle reste dans les choses d'en bas, la contemplation est imparfaite quand bien même Fobjet^en serait sublime. Nous aurions beau, en effet, méditer Dieu et ses attributs, si notre cœur reste sur la terre, les connaissances divines ne feront qu'illuminer d'une lueur pâle et glacée les sommets de notre raison, elles ne descendron pas dans les profondeurs de notre àme pour la réchauffer et la transformer. Suivons donc le conseil que Dieu luimême donnait à sainte Catherine de Sienne quand il lui disait : a Je veux que, pour mieux connaître ma vérité, tu t'élèves au-dessus de tes sens (2). » Dégageons-nous des liens terrestres, que notre àme soit libre, et, en méditant l'infinie perfection de Dieu, essayons de faire monter notre intelligence à la hauteur de son objet.
Le principe sur lequel on doit s'appuyer pour prouver la