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l'attire au point de lui faire perdre le sentiment de sa personnalité ; dans l'un et l'auire cas l'état est extatique mais, l'extase surnaturelle seule les réunit l'un et l'autre. L'extase surnaturelle suppose en effet, un acte qui dépasse les forces naturelles des facultés et, d'autre part, l'objet étant la beauté infinie, l'àme se sent attirée en raison même des perfections qu'elle contemple. L^exlase surnaturelle divine se décompose donc en deux éléments : une opération surnaturelle et une impulsion proportionnée à la perfection de l'objet pour lequel l'àme sort d'elle-même.
Cette distinction nous aidera à analyser le phénomène extatique.
Gomme dans toute contemplation infuse, son principe est absolument surnaturel. C'est Dieu et Dieu seul qui donne à l'intelligence la force surhumaine de s'élever à ces hauteurs qu'éclairent les rayons de son ineffable majesté, et lame éprise de sa beauté souveraine se perd dans la douceur de sa contemplation. Les opérations de la vie sensible sont suspendues, l'àme ne voit plus, elle n'entend plus, toutes les énergies sont concentrées dans l'acte extatique et comme absorbées en lui. Le temps s'écoule, elle n'en a pas conscience, elle ne sait pas si elle est au ciel ou sur la terre, si ses liens sont brisés ou si elle est encore captive et ce qu'elle voit, ne peut pas se redire dans la langue des hommes (1).
4** Le ravissement. Le ravissement n'est qu'un mode de l'extase. Ces deux oraisons sont les mêmes pour le fond car le ravissement n'est que l'extase soudaine et en quelque sorte violente. On entre en extase peu à peu, on est ravi à l'improviste : « Une parole de Dieu que l'àme entend, ou