INTRODUCTION. XXV
uniquement à la raison. Il n'aime pas l'éclat des images, mais la clarté, la transparence des idées. Nous nele voyons pas occupé à des questions oiseuses ou subtiles, maisà des discussions qui servent à éclaircir les points de doctrine fondés sur la parole de Dieu ou sur l'enseignement de l'Eglise. C'est ce qui distingue la doctrine marialogique de saint Thomas de celle de ses prédécesseurs, et ce qui lui donne une incontestable supériorité. L'enseignement des Pères reçoit de lui une forme précise et rigoureuse ; on en suit avec lui le développement progressif, on en voit paraître les solides fondements. Ce que ces travaux des Pères perdent en superficie, en éclat, en richesse, ils le gagnent en profondeur, en certitude et en clarté. • Si l'on compare les éléments historiques dont disposait saint Thomas, aux riches trésors amasses parles écrivains postérieurs, on trouvera les premiers sans doute fort incomplets. Dans ses études sur la sainte Vierge, le Docteur angélique ne cite, parmi les Pères de l'Eglise, que saint Cyrille d'Alexandrie, saint Jérôme, saint Ambroise, saint Augustin, saint Jean Chrysostôme et saint Jean Damascène. Parmi les au-