VAR>BR
Oui, ilatte-moi... Tu dis cela si gentiment!
II n’est point de cœur dur et point d'humeur chagrine Qui ne fussent vaincus par cette voix câline.
HARaUERITB.
Oh ! je vous gronde aussi quand vous le méritez.
Voyez en quel état aujourd’hui vous sortez.
Ces boutons de travers... est-ce ainsi qu’on s'habille?
Un père doit toujoifCs faire honneur à sa fille.
Les cheveux en désordre, un col mal mis...
(Elle boulonne l’hcibit, arrange les cheveux et le col.) VARNER.
J'ai tort;
Je ne le ferai plus : ne gronde pas trop fort...
MARGUERITE
Oh ! votre volonté ne m'est pas trop soumise ;
Et vous faites toujours, monsieur, à votre guise. VARNER.
Oh ! par exemple I
MARGUERITE
Aussi, Catherine, pourquoi Ne veilles-tu pas mieux sur mon pèrel
CATHERINE
Qui? moi?
Puis-je donc faire enfin que monsieur se corrige ?
MARGUERITE
C’est à nous d’avoir soin des choses qu’il néglige.
CATHERINE
Il ne m’écoute pas ; et n’a-t-il pas raison?
Sa toilette n’est pas plus mal que sa maison.
.. VARNER,
Bon ! de tomber sur moi la voici qui se hâte I C’est l’usage. Souvent ma fille au moins me gâte..'. Elle est bonne, et me gronde enfin quand il le faut. Toi, l’excès de bonté n’est jamais ton défaut.
Je suis méchante ?
VARNER.
Un peu, ma boano Calhcrino...
C’est-à-dire grondeuse et d’une humeur chagrine.
CATHERINE
Je ne vous aime pas, peut-être?