‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 12 sur 44 · JO LA DOT DE MA FILLE · texte numérisé non relu

JO LA DOT DE MA FILLE

Allous, voulez-vous bien vous embrasser tous deux? Quelle timidité niaise ! je le veux.

(A Marpuerite.)

Ëxcuse-le ; s’il est timide auprès des dames,

C’est qu’il aime encor mieux les livres que les femmes.

CATHERINE, à part.

Gomme il a deviné !

VARNER, à Frédéric.

Plus tard cela viendra :

Mais ce don, de mon cœur rien ne l’effacera;

Car du tien aujourd’hui j’ai fait l’expérience.

Et j’aime encor chez toi l’amour de la science.

Amour ardent et pur, qui toujours renaissant.

Verse sur notre vie un plaisir innocent,

Charmant la pauvreté comme la solitude, •

Et que n'atteint jamais la triste lassitude.

De t’avoir pour élève, oui, j’eusse été flatté !

Mais ton père te mit à l’Université.

Noos nous étions tous deux longtemps perdus de vue ; Et sans une rencontre heureuse et non prévue,

Qui sait? Sans le revoir j’aurais bien pu mourir.

Sans jamais voir son fils que je devais chérir.

De nos amis d’enfance, hélas! voilà l’histoire.

Leur image de loin rit à notre mémoire ;

Puis les soins de la vie emportent nos instants.

Et d’aimer nos amis nous n’avons pas le temps.

O de l’esprit humain éternelle démence !

Gardons nos souvenirs pour la mort ou l'absence ;

SCÊNli 111. ül

Mais des amis présents dont l’heure peut venir,

C'est pour s’en rapprocher qu’il faut s’en souvenir.

FRÉDÉRIC

J'écoute avec bonheur, et crois en conscience Que la bonté chez vous surpasse la science ;

Vous, comme un grand savant, Monsieur, toujours cité. Même chez les docteurs de TUniversité.

MARGUERITE, s’approclianl de Warner cl l’entourant de ses bras.

N’est-co pas qu'il est bon, qu’il est bien bon, mon père? Qu’on fait bien de l’aimer ?

VARNKH.

Oui, toi surtout, ma chère!

MARGDEBITE.

Tout le inonde... Pour tous vous êtes bon, charmant...

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